Divers blogs militaires et divers médias ont annoncé voici quelques jours le suicide d’un légionnaire de 26 ans survenu le 4 septembre vers 7 heures du matin dans les toilettes d’un parking près de l’Hôtel de ville de Paris, lors d’une patrouille Vigipirate.
Il est rare que les militaires se suicident pendant leur service. Il est vrai que la mise à disposition d’une arme et des cartouches constitue une facilité pour celui qui est déterminé à mettre fin à ses jours.
Voici quelques mois un jeune gendarme adjoint volontaire s’était également suicidé en Auvergne lors d’un service de contrôle de la vitesse et s’était servi de son pistolet automatique de dotation.
Mais, dans cette affaire, plusieurs éléments interpellent l’Adefdromil.
Tout d’abord, notons qu’il s’agit d’un légionnaire français, né à Hazebrouck selon l’enquête de Métro (édition du 5 septembre). Certains blogs ont pu écrire que ce militaire était de nationalité canadienne. Il y a sans doute de vrais Canadiens nés à Hazebrouck. Toutefois, on sait que pour entretenir la fiction d’étrangers servant à la Légion, on use et abuse des nationalités belges, canadienne attribuées aux engagés français servant sous fausse identité.
Alors que l’attribution d’une identité fictive devait rester l’exception, à ce qu’il avait été annoncé voici deux ans environ, force est de constater qu’on continue allègrement à engager sous fausse identité.
De plus, nous savons que les Français, font l’objet « d’attentions particulières » de la part l’encadrement de contact composé de caporaux et caporaux-chefs étrangers. Ainsi, tout récemment un jeune français engagé nous a témoigné du traitement qu’il avait subi à la Légion : absorption d’alcool forcée en soirée, puis corvées systématiques aux aurores pour le casser. Ce garçon, pompier volontaire avant son engagement, qui voulait rejoindre l’élite de l’armée française, à ce qu’il nous a dit, a craqué et est en arrêt-maladie.
Son unité : le 2ème REI !
Une autre affaire de violences et de racisme nous a été rapportée dans ce même régiment.
Il n’y a pas de fatalité.
Dès l’instant que l’Adefdromil est saisie de plusieurs affaires dans un même régiment, c’est qu’il y a un problème dans la chaîne hiérarchique.
Nous avons connu voici quelques années les appels provenant du 2ème REG.
Pus récemment, on avait eu droit aux témoignages de ce qui se passait au 1er REC.
Il semble bien aujourd’hui que le problème se soit déplacé au 2ème REI.
Nous constatons aussi que les problèmes apparaissent lorsque les patrons changent.
Les nouveaux chefs de corps cherchent-ils à faire mieux que leurs prédécesseurs ou bien des cadres intermédiaires profitent-ils de la situation pour mettre la pression sur leurs subordonnés?
Nous ne faisons que poser la question.
Evidemment, nous ne connaîtrons jamais les résultats de l’enquête sur ce suicide. Il y a chez tout être humain des fragilités psychologiques, qui, exacerbées par la pression sociale, peuvent conduire au suicide.
« Une vie ne vaut rien, mais rien ne vaut une vie », selon la phrase célèbre de Malraux. Alors, le suicide d’un jeune de 26 ans servant sous l’uniforme devrait faire réfléchir et conduire à ce que des mesures de prévention soient adoptées.
Renaud Marie de Brassac.090912


Cet article a 3 commentaires
On peut formellement admettre que les français sont encore engagés systématiquement sous anonymat même si la loi a changé .
De même que l’enfermement en cellule au titre d’une punition disciplinaire dans les locaux d’arrêts ne devrait plus se faire ,tout le monde sait bien que rien n’a changé de ce côté là .
Mais que se passe t-il au sein de cette institution qui régulièrement vient se rappeler à nous dans des affaires qui devraient susciter l’attention au regard de la gravité des faits rapportées ?
Les exemples ne se comptent plus ,on se rappellera de ce légionnaire qui avait perdu un testicule par un coup de feu tiré volontairement par un chef de groupe l’autre qui avait perdu la vie à Djibouti lors d’un exercice durant lequel son chef de section avait cru bon de vider la gourde de l’intéressé .
Les brimades infligées aux jeunes engagés à l’école de la légion à Castelnaudary sont consultables en ligne ou observe distinctement un hommes équipé d’un bâton et sirotant une bière se livrer à des exercices au caractère pédagogique difficilement identifiable .
Une enquête de commandement devrait être diligentée pour faire la lumière sur cette affaire .
« Dès l’instant que l’Adefdromil est saisie de plusieurs affaires dans un même régiment, c’est qu’il y a un problème dans la chaîne hiérarchique. »
Vous pouvez avoir raison ponctuellement, mais de là à en faire une généralité…
Ne pensez vous pas qu’un personnel faisant appel à vos « services » n’encouragerait pas son entourage à en faire autant ? Un phénomène « boulle de neige » n’est-il pas probable ?
Dommage que vous ne portez plus de rangers, ça retiendrait les chevilles !
En vous relisant, je vois beaucoup de supputation et d’insinuation…
G . tell .
A vous lire , la chaîne hiérarchique ne saurait être tenu responsable lorsque des affaires arrivent sur la place publique .
C’est déjà un début de réponse que je trouve intéressant et qui caractérise un certain état d’esprit .
Mais alors qui est responsable dans un régiment de légion lorsque des petits gradés terrorisent des jeunes engagés en dehors des heures de service ,lorsque les officiers et les sous officiers de la compagnie sont rentrés chez bobonne ?
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