Les aides de camp de Hollande éjectés de sa voiture ? (Jean Guisnel)

Les armées et la police se disputent la place très enviée de ceux qui accompagnent le chef de l’État.

Voila une de ces petites agitations qui exaspèrent le Landerneau militaire : depuis quelque temps, les aides de camp du président de la République s’inquiètent de voir les policiers du GSPR (Groupe de sécurité de la présidence de la République) empiéter sur leurs prérogatives, en prétendant occuper la place la plus enviée lors des voyages présidentiels : à la droite du chauffeur de la voiture officielle. De toute éternité, cette place est celle de l’aide de camp, un officier supérieur de l’une des trois armées. Son rôle est essentiel, car il accompagne le président dans toutes ses fonctions officielles et parfois même privées, tout dépend des choix personnels du chef de l’État.

L’aide de camp est la liaison constante des armées avec le président de la République, et le poste – pourtant littéralement épuisant – est très recherché car, sauf accident, il est la garantie que son titulaire poursuivra une carrière conforme à ses voeux. Au quotidien, le travail consiste à préparer les déplacements présidentiels, à les accompagner en grand uniforme (avec l' »aiguillette », marque de la fonction) et à s’assurer de la bonne marche d’un emploi du temps généralement surchargé. Surtout, l’aide de camp ne se sépare jamais de la personne du président, car c’est lui qui porte un accessoire qu’aucun civil n’est autorisé à manipuler : la mallette contenant le code de déclenchement du feu nucléaire. L’aide de camp connaît la procédure de mise en oeuvre du code et est à ce titre habilité à accompagner le président dans sa mise en oeuvre.

La police veut sa revanche

Du temps de Nicolas Sarkozy, le nombre des aides de camp est passé de deux à trois, avant que le précédent ….

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