Huit soldats français blessés mercredi au cours d’un accrochage avec des insurgés en Kapisa, dans l’est de l’Afghanistan, ont quitté Kaboul. Ils sont rapatriés, jeudi soir, à bord d’un appareil militaire médicalisé. Le corps du soldat décédé doit être rapatrié dans les jours qui viennent.
Au total, douze militaires blessés, la plupart par balles ou éclats d’obus, ont pris place dans un Boeing C135 à destination de Paris. Sept d’entre eux avaient été touchés mercredi, les cinq autres blessés précédemment étaient depuis en instance d’évacuation à l’hôpital militaire de l’Otan. Un autre militaire français, plus gravement atteint mercredi, avait été évacué plus tôt dans l’après-midi à bord d’un avion Falcon.
Le C135 était équipé du dispositif «Morphée» qui permet l’évacuation simultanée d’une douzaine de blessés. C’est la quatrième fois seulement que ce dispositif est activé par les forces françaises depuis son entrée en service, en 2006.
S’appuyant sur des béquilles où en fauteuil roulant pour les plus atteints, les blessés ont embarqué dans l’appareil équipé de trois tonnes de matériel médical, les plus solides soutenant les autres. Deux soldats ont ensuite été hissés dans l’avion sur des civières.
Un soldat blessé en Kapisa arrive en moyenne 1H15 plus tard à l’hôpital militaire de Kaboul, souligne le médecin-chef de l’établissement. Le délai entre l’heure de sa blessure et son arrivée dans un hôpital militaire parisien est lui de 30 à 36 heures, précise-t-on de source militaire.
«Les moyens mis en place permettent à nos soldats de savoir que s’il leur arrive quelque chose, ils seront pris en charge dans de bonnes conditions», note le colonel commandant Santé (Comsanté) de l’hôpital. Plusieurs médecins soulignaient jeudi le nombre important de blessés pris en charge au cours des derniers mois, où les forces françaises ont notamment été confrontées à une forte activité des insurgés dans l’est du pays.
L’hôpital de la coalition internationale en Afghanistan (ISAF), proche de l’aéroport de Kaboul, compte 80 médecins et soignants français, dont une dizaine de chirurgiens, ainsi que des médecins tchèques, bulgares ou britanniques.
A leur arrivée à Paris, les blessés doivent….
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