Décret du 6 juillet 2026 modifiant le guide‑barème des invalidités du code des pensions**

Décret n° 2026-599 du 6 juillet 2026 modifiant les titres Ier, III, IX, X et XII du guide-barème des invalidités applicable au titre du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre et annexé à ce code

 

NOR : ARMH2616111D

ELI : https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2026/7/6/ARMH2616111D/jo/texte

Alias : https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2026/7/6/2026-599/jo/texte

Texte n°5

Publics concernés : demandeurs d’une pension servie au titre du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre, médecins experts, administrations.
Objet : le décret modifie différents titres du guide-barème des invalidités du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre figurant en annexe 2 et en annexe 2 (suite) de ce code. Il procède à des modifications substantielles du titre Ier relatif au membre supérieur (A) et au membre inférieur (B) ainsi que de la partie « – 3 – Colonne vertébrale » du titre III relatif à la neuropsychiatrie. Aussi, le décret modifie à la marge le titre IX relatif au bassin, le titre X relatif au cou ainsi que le titre XII portant sur l’ostéomyélite chronique. Ces modifications visent à actualiser les données du guide-barème des invalidités en fonction de la littérature médicale et médico-légale contemporaine.
Entrée en vigueur : le texte entre en vigueur le lendemain de sa publication.
Application : le décret est pris en application de l’article D. 125-4 du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre, constituant le fondement réglementaire du guide-barème des invalidités annexé à ce code.

Le Premier ministre,
Sur le rapport de la ministre des armées et des anciens combattants,
Vu le code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre, notamment ses articles L. 125-3 et D. 125-4, son annexe 2 et son annexe 2 (suite),
Décrète :

  • Article 1

    Le premier tableau de l’annexe 2 du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre portant guide-barème des invalidités applicable au titre du code précité est remplacé par le tableau suivant :
    «

     

     

    DESIGNATION DES INFIRMITÉS POURCENTAGE d’invalidité POURCENTAGE
    prévu par les barèmes antérieurs
    Côté
    dominant
    Côté
    non dominant
    Côté
    dominant
    Côté non dominant Côté dominant Côté
    non dominant
    1887 1915 1887 1915
    p. 100 p. 100 p. 100 p. 100 p. 100 p. 100
    TITRE PREMIER
    MEMBRES (1)
    A. MEMBRE SUPÉRIEUR
    (1) Par amputés, il faut entendre les mutilés qui ont subi l’amputation au niveau du poignet ou au-dessus, au niveau de la tibio-tarsienne ou au-dessus. Toutefois, il est assimilé à l’amputation au niveau du poignet la perte des cinq doigts.
    DOIGTS ET MÉTACARPE
    Raideurs articulaires et ankyloses partielles
    Pouce.
    Suivant les limitations de mobilité, la qualité des pinces et prises
    Articulation inter-phalangienne 1 à 4 0 à 3
    Articulation métacarpo-phalangienne 1 à 3 0 à 1
    Articulation inter-phalangienne et métacarpo-phalangienne 4 à 8 3 à 6 5 à 10 2 à 10
    Index.
    Articulation métacarpo-phalangienne 1 à 2 0 5 5
    1re ou 2e articulation inter-phalangienne 1 à 5 0 à 4 5 à 10 0 à 10
    Toutes les articulations (index-raide) 5 à 10 4 à 8
    Médius.
    Une seule articulation 0 à 2 0 3 à 10 2 à 5
    Toutes les articulations 5 à 8 4 à 6
    Annulaire.
    Une seule articulation 0 à 2 0 3 à 10 3 à 5
    Toutes les articulations 5 à 8 4 à 6 3 à 10 3 à 5
    Auriculaire.
    Une seule articulation 0 à 1 0 2 à 5 2 à 5
    Toutes les articulations 2 à 5 0 à 4
    Les quatre doigts avec le pouce libre. – Suivant que la gêne fonctionnelle intéresse les secteurs suivants :
    a. L’extension 10 à 15 8 à 12
    b. La flexion 20 à 30 15 à 20
    Les quatre doigts et le pouce. – Suivant que la gêne fonctionnelle intéresse les secteurs suivants :
    a. L’extension 10 à 20 8 à 15 40 30
    b. La flexion 30 à 40 20 à 30
    Ankyloses
    Pouce.
    Articulation carpo-métacarpienne 20 15 20 15
    Articulation métacarpo-phalangienne 10 8 10 8
    Articulation inter-phalangienne 5 4 7 5
    Articulation métacarpo-phalangienne et inter-phalangienne 15 12 20 15
    Toutes les articulations :
    a. Pouce en extension 30 25
    b. Pouce en flexion modérée 25 20
    Index.
    Articulation métacarpo-phalangienne 5 4 8 6
    Articulation de la 1re et de la 2e phalanges 10 8 10 7
    Articulation de la 2e et de la 3e phalanges 3 1 5 2
    Les deux dernières articulations 10 8 15 10
    Les trois articulations 15 12 20 15
    Médius.
    Articulation métacarpo-phalangienne 3 1 7 5
    Articulation de la 1re et de la 2e phalanges 7 5 4 3
    Articulation de la 2e et de la 3e phalanges 2 0 3 2
    Les deux dernières articulations 10 8 10 5
    Les trois articulations 15 12 15 10
    Annulaire.
    Articulation métacarpo-phalangienne 2 0 6 4
    Articulation de la 1re et de la 2e phalanges 5 4 4 3
    Articulation de la 2e et de la 3e phalanges 1 0 2 1
    Les deux dernières articulations 10 8 10 5
    Les trois articulations 12 9 12 8
    Auriculaire.
    Articulation métacarpo-phalangienne 1 0 4 3
    Articulation de la 1re et de la 2e phalanges 3 1 2 2
    Articulation de la 2e et de la 3e phalanges 1 0 2 1
    Les deux dernières articulations 5 3 6 5
    Les trois articulations 12 9 8 6
    Gêne fonctionnelle des doigts résultant de lésions autres que les lésions articulaires. Section ou perte de substance des tendons extenseurs ou fléchisseurs. Adhérences ; cicatrices.
    Flexion permanente d’un doigt
    Pouce 10 à 25 8 à 20 8 5
    Index 5 à 15 4 à 12 5 4
    Médius 5 à 15 4 à 12 3 2
    Annulaire 5 à 12 4 à 9 1 à 2 1
    Auriculaire 5 à 12 4 à 9 1 à 2 1
    Extension permanente d’un doigt
    Pouce 15 à 25 12 à 20 10 8
    Index 10 à 15 8 à 12 8 6
    Médius 5 à 15 4 à 12 5 4
    Annulaire 5 à 12 4 à 9 4 3
    Auriculaire 5 à 12 4 à 9 4 3
    Impotence totale définitive de préhension de la main
    1° Par flexion ou extension permanente de tous les doigts, y compris le pouce 60 45 65 60 65 50
    2° Par flexion ou extension permanente de trois doigts, avec raideur des autres, atrophie de la main et de l’avant-bras, raideur du poignet 60 45 60 60
    Pseudarthrose des doigts
    Phalange distale.
    Pouce 5 4 5 3
    Index 1 à 2 0 4 2
    Autres doigts 1 à 2 0 2 1
    Autres phalanges
    Pouce 15 12 15 10
    Index 10 8 10 8
    Autres doigts 5 4 5 3
    Luxations irréduites et irréductibles
    POUCE
    Phalange distale 5 4
    Métacarpo-phalangienne (suivant la mobilité restaurée) 10 à 25 8 à 20
    Lors de cicatrices adhérentes de la paume et de raideur des autres doigts 30 à 40 20 à 30 60 60
    DOIGTS LONGS
    Phalange distale 2 à 3 0 à 1
    Phalange proximale et médiane (suivant la mobilité restaurée) 5 à 15 4 à 12
    Amputations ou désarticulations
    Ablation isolée du pouce ou d’un doigt long, partielle ou totale
    POUCE
    Phalange distale 10 8 10 5 à 10
    Les deux phalanges 30 20 60 20 60 15
    Les deux phalanges et le 1er métacarpien 35 25 30 25
    INDEX
    Phalange distale 5 4 5 5
    Deux phalanges 10 8 12 10
    Les trois phalanges 15 12 15 12
    MÉDIUS – ANNULAIRE -AURICULAIRE
    Phalange distale 1 0 2 1
    Deux phalanges 5 4 5 3
    Trois phalanges 10 10 10 5
    Ablation de plusieurs doigts
    Ablation de deux doigts, avec les métacarpiens correspondants :
    Index et un autre doigt 35 25 60 60
    Deux doigts autres que l’index 20 15 60 60
    (Lors de mobilité conservée du pouce et des autres doigts.)
    Pouce, index 65 50 65 40
    Index, médius 35 25 60 40 60 30
    Médius, annulaire 20 15 60 30 60 20
    Annulaire, auriculaire 20 15 60 20 60 10
    Ablation de deux doigts, avec ou sans les métacarpiens correspondants, lors de raideur très prononcée du pouce et des autres doigts et d’atrophie de la main 50 40 65 65
    Ablation totale du pouce et de l’index :
    Si les autres doigts sont assez mobiles pour faire préhension avec la paume 45 35 65 65
    Si les autres doigts sont déviés ou de mobilité plus ou moins incomplète 50 à 60 40 à 45 65 65
    Ablation de trois doigts, avec les métacarpiens correspondants :
    Index et deux autres doigts 50 40 65 65
    Médius, annulaire, auriculaire (suivant l’état de mobilité du pouce et de l’index) 40 à 50 30 à 40 65 30 65 20
    Lors d’immobilisation du pouce et du doigt restant 60 45 65 65
    Pouce, index, médius 65 60 65 50
    Index, médius, annulaire 50 40 65 50 65 40
    Ablation de trois doigts, sans les métacarpiens correspondants :
    Index et deux autres doigts (lors de mobilité conservée du pouce et du doigt restant) 40 30 60 60
    Médius, annulaire, auriculaire (lors de mobilité conservée du pouce et du doigt restant) 30 20 60 60
    Lors d’immobilisation du pouce et du doigt restant 60 45 65 65
    Index, médius, auriculaire 60 35 60 30
    Pouce, index, annulaire 65 50 65 40
    Pouce, index, auriculaire 65 50 65 40
    Pouce, médius, annulaire 65 40 65 30
    Pouce, médius, auriculaire 65 40 65 30
    Pouce, annulaire, auriculaire 65 40 65 30
    Ablation totale du pouce et de trois ou de deux doigts autres que l’index 50 à 60 40 à 45 65 65
    Ablation des quatre derniers doigts 65
    Le pouce restant mobile 45 35 65 55 65 45
    Lors d’immobilisation du pouce 60 45 65 65
    Ablation partielle de deux doigts :
    De la phalange distale du pouce et des deux dernières phalanges de l’index :
    avec mobilité complète des moignons 20 15 20 10
    sans mobilité des moignons 30 20 30 20
    Ablation simultanée aux deux mains des pouces et de tous les doigts 90 100 100
    Ablation de divers doigts aux deux mains (1) :
    1) A moins que la dissociation de l’infirmité en ses différents éléments donne un pourcentage plus élevé par suite, soit du mode de décompte du taux de la pension, soit du droit au bénéfice des dispositions des articles L. 125-11 et L. 132-1 à L. 132-3.
    Des pouces et de tous les doigts à l’exception d’un seul 85 100 100
    De tous les doigts à l’exception d’un seul 100
    Des pouces et de trois ou quatre doigts 85
    Des pouces et de trois ou quatre doigts autres que les index 70
    Des pouces et de trois autres doigts 80
    Des pouces et des deux index 80 80
    Des pouces, un index et un médius 70
    Des pouces et un index 60
    Des deux pouces 60 50
    (Pour les ablations partielles et simultanées de deux doigts, à la même main, additionner les évaluations indiquées plus haut.)
    MÉTACARPE
    Fractures
    Cal difforme, saillant, gêne motrice des doigts correspondants 5 à 15 4 à 12
    Fractures avec perte de substance osseuse sur l’un ou l’autre bord de la main, déviation secondaire de la main ; écartement ou gêne motrice importante des doigts 10 à 20 8 à 15 5 à 15 0 à 5
    Luxations
    Des deux derniers métacarpiens 15 à 20 12 à 15
    De tous les métacarpiens 30 à 40 20 à 30 40 30
    (Suivant la gêne fonctionnelle des doigts et du poignet.) 60 50
    PERTE TOTALE DE LA MAIN
    Par désarticulation du poignet ou amputation très basse de l’avant-bras 85 (1)
    Par amputation atypique intra-carpienne
    Par désarticulation des cinq métacarpiens
    Par amputation intra-métacarpienne
    Par ablation du pouce et des quatre doigts
    Perte des deux mains 100 (2) 100 (2)
    (1) et (2) A moins que la dissociation de l’infirmité en ses différents éléments donne un pourcentage plus élevé par suite, soit du mode de décompte du taux de la pension, soit du droit au bénéfice des dispositions des articles L. 125-11 et L. 132-1 à L. 132-3.
    POIGNET
    Suivant la limitation de mobilité hors ou en secteur utile :
    Flexion dorsale 0-45°, flexion palmaire 0-60°, pronosupination 0-45°, inclinaisons présentes
    Fractures (Voir ci-après)
    Raideurs articulaires
    Raideurs de l’extension et de la flexion hors secteur utile 5 à 8 4 à 6
    Raideurs de la pronation et de la supination selon amputation secteur utile 5 à 10 4 à 8
    Raideurs combinées
    (flexion/extension, prono-supination, inclinaisons) en secteur utile
    10 à 20 8 à 15
    Ankyloses complètes
    a. En extension et demi-pronation, pouce en dessus, pouce et doigts mobiles 20 15 20 10
    b. En extension et pronation complète, doigts mobiles 25 20
    c. En extension et pronation complète, doigts raidis 40 30 60 40 60 30
    d. En extension et supination, suivant le degré de mobilité des doigts 40 à 50 30 à 40
    e. En flexion et pronation, suivant le degré de mobilité des doigts 45 à 60 35 à 45 40 30
    f. En flexion et supination, doigts mobiles 50 40 à 50 50 40
    g. En flexion et supination, doigts ankylosés (perte de l’usage de la main) 60 45 65 50 65 40
    Instabilité
    Selon perte de force de préhension et gêne fonctionnelle (cf. raideurs articulaires ou ankyloses complètes) 60 60
    Pseudarthrose (poignet ballant)
    A la suite de larges résections ou de grandes pertes de substance traumatiques du carpe 40 30 65 20 65 10
    Main botte, radiale ou ulnaire
    Consécutive à une large perte de substance d’un des os de l’avant-bras, suivant le degré de la déviation latérale et de la gêne apportée à la mobilité des doigts 20 à 40 15 à 30
    AVANT-BRAS
    Fractures (Voir ci-après)
    a. Inflexion latérale ou antéro-postérieure des deux os avec gêne consécutive des mouvements de la main 5 à 15 4 à 12
    b. Limitation des mouvements de torsion (pronation et supination) :
    Pronation conservée, supination abolie 5 à 10 4 à 8 10 5
    Pronation abolie, supination conservée 10 à 15 8 à 12 20 à 30 10 à 20
    c. Suppression des mouvements de torsion avec immobilisation :
    En demi-pronation, pouce en dessus 15 12
    En pronation complète 25 20 40 30
    En supination 35 25 50 40
    Pseudarthrose (curabilité opératoire, sinon)
    a. Des deux os :
    Non mobile 10 8 30 20
    Mobile (avant-bras ballant) 40 30 65 40 65 30
    b. D’un seul os :
    Non mobile 0 à 5 4 10 10
    Mobile 5 à 10 8 20 15
    Amputation
    Amputation de l’avant-bras 85 85
    COUDE
    Cicatrice du coude entravant l’extension complète
    Perte de l’extension selon le secteur fonctionnel amputé
    a. Entre 0 et 45° 10 8
    b. Autour de 90° 20 15 20 20
    c. Au-delà 40 30
    d. L’avant-bras étant maintenu en flexion à angle très aigu 50 40 60 60
    Fractures (Voir ci-après)
    Raideurs articulaires
    Selon le secteur fonctionnel amputé – secteur utile de 30° à 120°
    Déficit de flexion – extension hors secteur utile 10 8 10 10
    Déficit de flexion – extension dans le secteur utile 20 15 20 15
    Déficit combiné flexion-extension et prono supination 30 25 50 40
    Ankyloses complètes
    Ce terme vise l’abolition des mouvements de flexion, d’extension, de pronation et de supination.
    La position d’ankylose du coude la mieux tolérée se situe vers 90°
    Position favorable 35 à 45 25 à 40
    Position défavorable 50 45 65 60 65 50
    Ankyloses incomplètes
    (Huméro-cubitale complète avec conservation des mouvements de prono supination.)
    a. Position favorable 25 à 30 20 à 25
    b. Position défavorable 45 35
    Fracture de l’olécrane
    a. Consolidée, bonne extension, flexion peu limitée 5 4 10 5
    b. Consolidée, extension active complète, mais faible, flexion peu limitée 10 8
    c. Consolidée, extension active presque nulle, atrophie notable du triceps 20 15 20 10
    Instabilité
    a. Coude mobile en tous sens, extension active nulle 30 à 40 25 à 30
    b. Coude ballant 50 40 65 50 65 40
    Instabilité avec mobilité conservée : selon gêne fonctionnelle (voir Raideurs articulaires ou ankyloses)
    Désarticulation
    Désarticulation du coude 90 90
    BRAS
    Fractures (Voir ci-après)
    Consolidation avec déformation et atrophie musculaire.
    Le cal vicieux rentre dans ce cas.
    En cas de gêne fonctionnelle consécutive à un raccourcissement prononcé, le taux d’invalidité pourra atteindre 30 à 40 %
    10 à 30 8 à 25 10 à 20 (1) 5 à 10
    1) Le raccourcissement présente ici rarement par lui-même un inconvénient fonctionnel. Il n’en entraîne que s’il s’est prononcé au point de gêner le fonctionnement des muscles par rapprochement de leurs insertions. Dans les cas extrêmes, le taux d’invalidité peut atteindre 30 et 40 %
    Pseudarthroses
    Curabilité opératoire, sinon :
    a. Au niveau de la partie moyenne du bras 40 30 65 40 65 30
    b. Au voisinage de l’épaule ou du coude 50 40 65 50 65 40
    Amputation
    Amputation du bras 90 90
    ÉPAULE
    Cicatrices de l’aisselle limitant plus ou moins l’abduction du bras
    a. Bras collé au corps 30 à 40 25 à 30 20 à 50 20 à 50
    b. Abduction de 10 ° à 45 ° 20 à 30 15 à 25
    c. Abduction de 45 ° à 90 ° 20 15
    d. Abduction jusqu’à 90 °, mais sans élévation possible 10 8
    Fractures (Voir ci-après)
    Raideurs articulaires
    Portant principalement sur la propulsion et l’abduction 10 à 30 8 à 25 10 à 20 10
    Amputation majeure du secteur fonctionnel 35 35 30 à 35 20
    Ankyloses complètes
    Avec mobilité de la scapula 35 25 65 40 65 30
    Avec fixation de la scapula :
    Sans complication 45 35 65 50 65 40
    Avec complication de périarthrite douloureuse (cf. infra) 65 60 65 60
    Périarthrite chronique douloureuse
    Terme générique regroupant plusieurs affections
    a. Suivant le degré de limitation des mouvements 5 à 25 4 à 20
    b. Avec abolition des mouvements et atrophie marquée 35 25
    Pseudarthrose
    Consécutives à des résections larges ou à des pertes de substance osseuse étendues (épaule ballante) 60 45 65 50 65 40
    Luxation – Instabilité
    Luxation récidivante de l’épaule 10 à 30 8 à 25 40 30
    Luxation invétérée de l’épaule 65 65 65 65
    Amputations et désarticulations
    Désarticulation de l’épaule ou amputation sous-tubérositaire 95 95
    Amputation interscapulo-thoracique 95 95
    Amputation de deux membres
    Perte des deux membres supérieurs quel que soit le niveau 100 (1) 100 (1) 100 (1)
    Amputation d’un membre supérieur et d’un membre inférieur quelle que soit leur combinaison 90 (1) 100 (1) 100 (1)
    (1) A moins que la dissociation de l’infirmité en ses différents éléments donne un pourcentage plus élevé par suite, soit du mode de décompte du taux de la pension, soit du droit au bénéfice des dispositions des articles L. 125-11 et L. 132-1 à L. 132-3.
    Il est à noter que pour une amputation d’un membre supérieur et d’un membre inférieur le décompte en infirmités multiples donne un taux supérieur à 90 %.
    CLAVICULE
    Fractures et luxations
    a. Fracture :
    – bien consolidée, cal plus ou moins saillant, raideurs de l’épaule 5 à 15 4 à 12
    – si complication de voisinage (cf. item correspondant) 1 à 5 1 à 2
    b. Fracture double :
    – avec consolidation normale, raideurs des épaules 10 à 30 8 à 25 10 à 20
    c. Pseudarthrose
    Taux d’invalidité selon retentissement fonctionnel (cf. item correspondant)
    10 à 20 5 à 10
    d. Luxation non réduite :
    – acromio-claviculaire 0 à 5 0 à 4
    – interne 0 à 10 0 à 8
    Muscles / tendons
    a. Perte de substance musculaire, suivant qu’elle intéresse un ou plusieurs muscles, avec adhérences étendues à la peau ou aux plans profonds
    b. Rupture complète ou partielle d’un muscle
    c. Rupture complète ou partielle d’un tendon
    (Pour a, b, c, voir raideurs articulaires, ankyloses)
    d. Amyotrophie – voir Neuro-psychiatrie, Atrophies musculaires médullaires

     

     

    ».

  • Article 2

    Le deuxième tableau de l’annexe 2 du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre portant guide-barème des invalidités applicable au titre du code précité est remplacé par le tableau suivant :
    «

     

     

    DÉSIGNATION DES INFIRMITÉS POURCENTAGE d’invalidité POURCENTAGE prévu
    par les barèmes antérieurs
    p. 100 1887 1915
    p. 100 p. 100
    B. – MEMBRE INFÉRIEUR
    Les deux membres inférieurs sont considérés comme ayant une utilité fonctionnelle équivalente.
    ORTEILS
    Fractures (Voir ci-après)
    Raideurs articulaires 0 à 5
    Ankyloses complètes
    Gros orteil
    a. En mauvaise position d’hyperextension ou de flexion 10 à 15 15 à 20
    b. En bonne position, c’est-à-dire en rectitude, dans le prolongement du pied 5 8 à 10
    Autres orteils
    a. En position défavorable (hyperextension, flexion, chevauchement sur les voisins) 0 à 15 7 à 15
    b. En position rectiligne et favorable 0 à 5 3
    Amputations et désarticulations
    Gros orteil
    Une phalange 2 5
    Deux phalanges 5 10
    Deux phalanges et métatarsien 20 60 15 à 20
    Ablation isolée
    Autres orteils :
    Une phalange 0 0
    Un orteil dans sa totalité 0 3 à 5
    Ablation simultanée
    Gros orteil et deuxième 7 13 à 15
    Gros orteil, deuxième et troisième 8 16 à 20
    Deuxième, troisième et quatrième 4 9 à 15
    Trois derniers 5 9 à 15
    Tous les orteils, suivant l’état des cicatrices 20 à 30 60 30
    MÉTATARSE
    Amputations et désarticulations
    Un métatarsien 5 5 à 10
    Les deux premiers 20 65 20
    Les trois derniers métatarsiens 25 65 25
    Tous les métatarsiens (Lisfranc) 30 65 30
    TARSE
    Fracture ou luxation des métatarsiens et du tarse, ou fracture et luxations combinées :
    a. Plante du pied affaissée et douloureuse 10 à 20 10
    b. Déviation du pied, en dedans ou en dehors, rotation (pied bot traumatique) 20 à 30
    c. Pied bot traumatique, avec déformation considérable et fixe ; immobilité des orteils, atrophie de la jambe (impotence du pied) 30 à 50
    Cicatrices
    Cicatrices de la plante du pied, incurvant la pointe ou l’un des bords 10 à 40
    Exostoses
    Talalgie chronique consécutive à des exostoses sous-calcanéennes 10 à 30 15 à 20
    Si cette douleur permanente du talon était provoquée par une inflammation chronique des bourses séreuses sous et péri-calcanéennes, ou par une ostéite chronique localisée du calcanéum, même évaluation.
    Désarticulations ou amputations
    Médio-tarsienne (Chopart) :
    a. Bonne attitude et mobilité suffisante du moignon 35
    b. Mauvaise attitude par bascule du moignon avec marche sur l’extrémité du moignon : 40 65 30
    Sous-astragalienne (Pirogoff, Ricard) :
    Amputation atypique intra-tarsienne 45 65 40
    PIED
    Articulation tibio-tarsienne
    Raideurs articulaires
    a. Avec angle de mobilité favorable, le pied conservant des mouvements qui oscillent de 15° autour de l’angle droit 0 à 10 0 à 10
    b. Avec angle de mobilité défavorable (pied talus ou équin) 10 à 30 10 à 30
    Rupture tendineuse
    La rupture du tendon d’Achille, opérée ou non, avec gêne fonctionnelle 10 10
    Ankyloses complètes
    a. A angle droit, sans déformation du pied et avec mobilité suffisante des orteils 10 15 à 20
    b. A angle droit, avec déformation ou atrophie du pied, et gêne des mouvements des orteils 20 à 30 60 15 à 20
    c. En altitude vicieuse du pied 30 à 45 65 30 à 50
    Amputation et désarticulation
    Désarticulation tibio-tarsienne (Syme, Guyon) 85
    Amputation des deux pieds 85 (1) 100 (1) 100 (1)
    (1) A moins que la dissociation de l’infirmité en ses différents éléments donne un pourcentage plus élevé par suite, soit du mode de décompte du taux de la pension soit du droit au bénéfice des dispositions des articles L. 125-11 et L. 132-1 à L. 132-3.
    JAMBE
    Fractures (Voir ci-après)
    Raideurs articulaires (Voir Genou, Pied)
    Cals vicieux
    A. – Consécutifs à des fractures malléolaires
    a. Déplacement du pied en dedans :
    Plante du pied tendant à regarder le pied sain, la marche et la station debout se faisant sur le bord du pied 20 à 40 30
    b. Déplacement du pied en dehors :
    Plante du pied basculant et regardant en dehors, la marche et la station debout s’effectuant sur la partie interne de la plante du pied, voire sur le bord interne 20 à 45 40 à 50
    B. – Consécutifs à des fractures de la diaphyse
    a. Consolidation rectiligne, avec raccourcissement de 3 à 4 centimètres, gros cal saillant atrophie plus ou moins accusée 15 à 25 25 à 30
    b. Consolidation angulaire, avec déviation de la jambe en dehors ou en dedans, déviation secondaire du pied, raccourcissement de plus de 4 centimètres ; marche possible 30 à 40 40
    c. Consolidation angulaire, ou raccourcissement considérable, marche impossible 60 65 50
    C. – Consécutifs à des fractures de l’extrémité supérieure
    Forte déviation angulaire, en avant ou latérale 30 à 50
    Pseudarthrose
    Pseudarthrose des deux os. Curabilité opératoire, sinon 60 65 60
    Amputation
    Amputation de la jambe 85
    ROTULE
    Fractures
    a. Bonne extension, flexion peu limitée 10 10
    b. Extension active complète, mais faible, flexion peu limitée 20 30 à 40
    c. Extension active presque nulle, atrophie notable de la cuisse 40 40 à 50
    Ablation de la rotule (Patellectomie)
    a. Avec genou libre, atrophie notable du triceps et extension insuffisante 30 à 40
    b. Combinée à des raideurs du genou (voir ci-dessous)
    Rupture tendineuse appareil extenseur
    Gêne fonctionnelle évaluée selon la perte d’extension (voir ci-dessous) 10
    GENOU
    Cicatrices du creux poplité
    Entravant l’extension complète ; perte de l’extension
    a. Entre 10° et 40° 10 à 30
    b. Entre 40° et 90° 30 à 50
    c. Au-delà 50 à 60 60
    Fractures (Voir ci-après)
    Raideurs articulaires 5 à 30
    a. Suivant que la limitation de mobilité se situe dans le secteur utile ou en dehors 10 à 20
    Ankyloses complètes
    a. Position favorable :
    En extension complète ou quasi complète 35 60 30 à 40
    b. Position défavorable :
    En flexion 60 65 60
    Hydarthrose
    Hydarthrose chronique à poussées récidivantes, avec amyotrophie marquée 10 à 30 10 à 20
    Hydarthrose chronique double volumineuse avec amyotrophie bilatérale 30 à 40
    Fractures
    a. De l’extrémité inférieure du fémur.
    b. De l’extrémité supérieure du tibia.
    c. Combinées.
    Voir Raideurs articulaires, Ankyloses.
    Cals vicieux
    a. Déterminant après ankylose en extension le genu valgum, où la jambe s’incline en dehors 50 65 50
    b. Déterminant après ankylose en extension le genu varum, où la jambe s’incline en dedans 50 65 50
    Instabilité
    Suivant laxité, trophicité musculaire, épanchement tolérance 5 à 30 65
    Pseudarthrose
    Consécutive à une résection du genou :
    a. Si le raccourcissement ne dépasse pas 6 centimètres et si le genou n’est pas ballant 50
    b. Genou ballant 60 65 50
    Désarticulation
    Désarticulation 90
    CUISSE
    Fractures
    a. Extrémité inférieure du fémur (voir Genou).
    b. Diaphyse :
    Raccourcissement de 1 à 4 centimètres, sans raideurs articulaires ni atrophie musculaire 5 à 10 10 à 20
    Raccourcissement de 3 à 6 centimètres, avec atrophie musculaire moyenne, sans raideurs articulaires 20 20 à 40
    Raccourcissement de 3 à 6 centimètres, avec raideurs articulaires 30 20 à 40
    Raccourcissement de 6 à 12 centimètres, avec atrophie musculaire moyenne, raideurs articulaires 30 à 50
    Raccourcissement de 6 à 12 centimètres, avec déviation angulaire externe, atrophie musculaire marquée et retentissement sur la flexion du genou 60 50
    c. Tiers supérieur, région trochantérienne et col :
    – raccourcissement constant et prononcé, limitation des mouvements de l’articulation coxo-fémorale, surtout dans l’abduction 60
    – raccourcissement de plus de 10 centimètres, déviation angulaire externe, raideur de la hanche 60 à 65 70
    Cal vicieux
    Consolidant une fracture sous-trochantérienne et accompagné de grand raccourcissement et de douleurs 70 70
    Pseudarthrose
    Curabilité opératoire, sinon 60 65 60
    Amputations
    a. Sous-trochantérienne 95
    b. A un niveau inférieur 90
    HANCHE
    Fractures (Voir ci-après)
    Raideurs articulaires
    Suivant que la limitation de mobilité se situe dans le secteur utile ou non
    15 à 30
    Ankyloses complètes
    a. En bonne position 75 60 40 à 50
    b. En attitude vicieuse (flexion, adduction, abduction, rotation) 85 65 60 à 70
    c. Des deux hanches 100 (1) 100 (1)
    (1) A moins que la dissociation de l’infirmité en ses différents éléments donne un pourcentage plus élevé par suite, soit du mode de décompte du taux de la pension, soit du droit au bénéfice des dispositions des articles L. 125-11 et L. 132-1 à L. 132-3.
    Il est à noter que pour une amputation d’un membre supérieur et d’un membre inférieur le décompte en infirmités multiples donne un taux supérieur à 90 %.
    Pseudarthroses
    Consécutive à de grandes pertes de substance osseuse ; hanche ballante 70 65 70
    Désarticulation
    Désarticulation 95 80 80
    Amputations des deux membres
    D’un membre supérieur et d’un membre inférieur quelle que soit leur combinaison 90 (1) 100 (1) 100 (1)
    Amputation des deux membres inférieurs 100 (1) 100 (1) 100 (1)
    (1) A moins que la dissociation de l’infirmité en ses différents éléments donne un pourcentage plus élevé par suite, soit du mode de décompte du taux de la pension, soit du droit au bénéfice des dispositions des articles L. 125-11 et L. 132-1 à L. 132-3.
    Il est à noter que pour une amputation d’un membre supérieur et d’un membre inférieur le décompte en infirmités multiples donne un taux supérieur à 90 %.
    Muscles
    a. Perte de substance musculaire, suivant qu’elle intéresse un ou plusieurs muscles, avec adhérences étendues à la peau ou aux plans profonds
    b. Rupture complète ou partielle d’un muscle.
    c. Rupture complète ou partielle d’un tendon (Achille, appareil extenseur) :
    (Pour a, b, c, voir raideurs articulaires, ankyloses.) 10
    d. Amyotrophie (voir Neuro-psychiatrie, Atrophies musculaires médullaires)
    Nerfs
    Voir titre Neuro-psychiatrie, Névrites périphériques
    Arthrites
    Arthrites chroniques consécutives soit à des plaies articulaires avec ou sans lésions osseuses, soit à des accidents rhumatismaux, infectieux ou tuberculeux (voir régions intéressées, raideurs articulaires, ankyloses, amputations).
    TITRE II
    VAISSEAUX
    se reporter au titre Affections cardio-vasculaires, Vaisseaux
    VARICES
    se reporter au titre Affections cardio-vasculaires, Vaisseaux
    TITRE III
    NEURO-PSYCHIATRIE
    – 1 – NERFS PÉRIPHÉRIQUES
    1° Lésions traumatiques
    Les paralysies par lésion traumatique d’un nerf périphérique ne peuvent être considérées comme définitives qu’au bout de plusieurs années. On doit se rappeler que, dans la plupart de ces paralysies, aussi bien dans les cas de traumatisme sans section nerveuse complète que dans les cas de section nerveuse ayant subi une restauration chirurgicale correcte, on est en droit d’attendre le plus souvent une amélioration progressive, voire même, une guérison à peu près complète.
    L’atrophie musculaire, la réaction de dégénérescence, l’anesthénie cutanée, les troubles trophiques, etc., ne sont pas des signes d’incurabilité ; ces symptômes traduisent simplement un état d’interruption nerveuse susceptible souvent d’une régression spontanée ou d’une restauration chirurgicale.
    Les taux d’invalidité indiqués par le barème s’appliquent à des paralysies totales et complètes, c’est-à-dire atteignant d’une façon complète la totalité des muscles animés par le nerf intéressé.
    En cas de paralysie incomplète, parésie ou simple affaiblissement, comme en cas de paralysie partielle respectant une partie des muscles innervés, le taux d’invalidité subit naturellement une diminution proportionnelle.
    Au contraire, l’association de troubles névritiques, douleurs, raideurs, rétractions fibreuses, troubles trophiques, aggrave plus ou moins l’impotence et légitime une majoration du taux d’invalidité.
    La réaction causalgique, en particulier, plus souvent observée dans les blessures des nerfs médian et sciatique poplité externe, mais qui peut s’associer aux lésions de tous les autres nerfs, comporte à elle seule une invalidité très élevée, en raison des douleurs intolérables provoquées par la moindre excitation. Mais il faut savoir que les causalgies, ainsi du reste que la plupart des troubles névritiques, ont une tendance habituelle à la guérison spontanée en quelques mois ou en quelques années.

     

     

    ».

  • Article 3

    La partie « – 3 – Colonne vertébrale » du titre III du quatrième tableau de l’annexe 2 du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre portant guide-barème des invalidités applicable au titre du code précité est remplacée par les lignes suivantes :
    «

     

     

    – 3 – COLONNE VERTÉBRALE
    (Voir Cou ainsi que le guide-barème applicable aux infirmités et maladies contractées pendant l’internement ou la déportation).
    1° Lésions traumatiques
    Déviation scoliotique ou cyphotique :
    – Non douloureuse 0 à 9
    – Douloureuse : il existe dans presque tous les cas des signes objectifs, tantôt évidents, tantôt très discrets, qu’il importe de rechercher minutieusement comme signes d’authenticité de la douleur : modification des réflexes, troubles objectifs de la sensibilité, attitudes révélatrices, atrophies musculaires, discordances motrices, réactions électriques anormales, etc. :
    a. Douleurs ostéo-articulaires : pesanteurs, tiraillements plus ou moins continus localisés au rachis, calmés par le repos 10 à 20
    b. Douleurs à forme de névralgies radiculaires, douleurs violentes, intermittentes ou paroxystiques, lancinantes, irradiant le long des nerfs intercostaux ou des nerfs des membres (suivant fréquence des crises) 15 à 40
    Perte de mobilité du rachis cervical et thoraco-lombaire (avec ou sans déviation) :
    – Sans douleurs 1 à 15
    – Avec douleurs :
    Douleurs ostéo-articulaires 15 à 25
    Douleurs névralgiques 20 à 40
    Raideur avec déviation très prononcée et en position très gênante 45 65 20 à 50
    Ankylose étendue après traumatisme vertébral :
    D’apparition souvent tardive après un évènement traumatique mineur :
    Maladie de Kümmel-Verneuil (ou ostéonécrose aseptique vertébrale, KD Kümmel Disease), cyphoses traumatiques selon douleurs et gêne fonctionnelle
    20 à 50
    Paraplégie par traumatisme médullaire
    Hémiplégie
    (voir titre III – 4 – Moelle).
    Monoplégie d’un membre inférieur (voir titre III – 9 – Encéphale)
    2° Lésions non traumatiques
    Attitude vicieuse après affections longuement douloureuses (sciatique, etc.). [suivant persistance ou non des douleurs] 5 à 15
    Affection rhumatismale vertébrale (processus dégénératif ou inflammatoire ou infectieux) :
    Limitation fonctionnelle douloureuse de la région lombaire selon le degré de perte de mobilité et de douleurs 5 à 25
    Limitation fonctionnelle douloureuse de la région cervicale selon le degré de perte de mobilité et de douleurs 5 à 25
    Avec douleurs à forme névralgique irradiées le long des membres supérieurs ou inférieurs à forme de névrite brachiale ou crurale 20 à 40
    Atteinte rhizomélique associée (raideur du rachis, des hanches et des épaules) : la raideur est limitée à la région lombaire, elle est modérément douloureuse, la mobilité des hanches n’est pas très réduite 20 à 30
    La raideur porte sur toute la hauteur du rachis et sur les hanches (avec ou sans limitation de la mobilité des épaules) 30 à 80
    Séquelles d’ostéo-arthrite vertébrale infectieuse (suivant déviation, raideur ou douleurs) 15 à 35
    Mal de Pott
    Voir l’évaluation des tuberculoses osseuses et articulaires, suivant que les lésions sont ou non évolutives. Bien entendu, s’il y a paraplégie, l’indemnisation doit être celle des paraplégies médullaires complètes ou incomplètes.
    3° Anomalies vertébrales
    Les anomalies vertébrales (anomalies d’occlusion du rachis : spina bifida, vices de différenciation régionale, sacralisation, lombalisation, côtes cervicales, etc. ; syndromes de réduction numérique) ne donnent pas lieu à indemnisation, sauf s’il est survenu au cours du service une complication cliniquement incontestable et évidemment imputable au service.
    Anomalies vertébrales sans complications 0
    Avec complications imputables au service : douleurs, paralysies, troubles vaso-moteurs ou trophiques (à évaluer suivant les cas et les titres correspondants).
    4° Cas particulier de la déviation scoliotique de la colonne vertébrale consécutive à une mutation majeure (amputation ou raccourcissement important du membre inférieur, désarticulation de l’épaule)
    A évaluer selon phénomène douloureux et gêne fonctionnelle (cf. 1° déviation scoliotique).

     

     

    ».

  • Article 4

    Au titre IX du douzième tableau de l’annexe 2 (suite) du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre portant guide-barème des invalidités applicable au titre du code précité, la ligne :
    «

     

     

    Luxation irréduite du pubis, ou relâchement étendu de la symphyse pubienne 20 à 40

     

     

    »
    est remplacée par la ligne :
    «

     

     

    Luxation ou diastasis persistant de la symphyse pubienne 20 à 40

     

     

    ».

  • Article 5

    Le titre X du douzième tableau de l’annexe 2 (suite) du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre portant guide-barème des invalidités applicable au titre du code précité est ainsi modifié :
    I. – La ligne :
    «

     

     

    Déviation d’origine vertébrale. (Voir titre III, Colonne vertébrale).

     

     

    »
    est remplacée par la ligne suivante :
    «

     

     

    Déviation d’origine vertébrale. (Voir titre III, – 3 – COLONNE VERTÉBRALE).

     

     

    ».
    II. – La ligne :
    «

     

     

    Inflexion antérieure où le menton est en contact ou presque avec le sternum 40 à 60

     

     

    »
    est remplacée par la ligne suivante :
    «

     

     

    Inflexion antérieure majeure [le menton est en contact ou presque avec le sternum] 40 à 60

     

     

    ».

  • Article 6

    Le titre XII du douzième tableau de l’annexe 2 (suite) du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre portant guide-barème des invalidités applicable au titre du code précité est ainsi modifié :
    I. – La ligne :
    «

     

     

    a. Fistule persistante unique ou multiple, rebelle à des interventions répétées, avec os volumineux et irrégulier 20 à 30 60 10 à 20

     

     

    »
    est remplacée par la ligne suivante :
    «

     

     

    a. Fistule persistante unique ou multiple, résistante à des interventions répétées, avec os volumineux et irrégulier 20 à 30 60 10 à 20

     

     

    ».
    II. – La ligne :
    «

     

     

    b. Cicatrisation, mais persistance d’un os volumineux, irrégulier, douloureux par places 5 à 10

     

     

    »
    est remplacée par la ligne suivante :
    «

     

     

    b. Cicatrisation, mais persistance d’un os volumineux, irrégulier, douloureux 5 à 10

     

     

    ».

  • Article 7

    La ministre des armées et des anciens combattants et la ministre déléguée auprès de la ministre des armées et des anciens combattants sont chargées, chacune en ce qui la concerne, de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait le 6 juillet 2026.

Sébastien LECORNU
Par le Premier ministre :

La ministre des armées et des anciens combattants,
Catherine VAUTRIN

La ministre déléguée auprès de la ministre des armées et des anciens combattants,
Alice RUFO

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