Retraite des militaires ? L’Armée sera-t-elle une nouvelle fois citée pour son civisme après avoir avalé des couleuvres ?

Les quelques compensations qui abusent les militaires des trois armées (les Gendarmes étant eux prudemment chéris, encore récemment par la substantielle ntégration d’une prime de sujétion dans le calcul de leur retraite), relèvent de cette spécificité de la fonction publique qui consiste à compenser les rémunérations de base par des avantages de primes et ici de retraite, savamment saupoudrés au profit des plus menaçants juste avant que la marmite n’explose.

Pour des militaires n’ayant pas la possibilité de vivre comme tout le monde à son foyer, avec une sous-vie sociale largement perturbée par des mutations (« un déménagement = un incendie »), fragilisant la scolarité des enfants, interdisant de surcroît la carrière du conjoint, les perspectives de l’ancienne retraite contribuaient à faire digérer les couleuvres que la Grande Muette avale au quotidien, au plan social comme au plan opérationnel du reste. Si l’on devait chercher et trouver dans cette retraite quelque avantage, il faudrait n’y voir que la juste compensation d’une vie active dérogeant notoirement aux règles de base du droit du travail.

Mais les militaires ne sont pas menaçants, si l’on veut bien oublier cet épisode de la Gendarmerie qui devait être dans le vrai puisqu’elle ne fut pas sanctionnée, mais au contraire largement récompensée pour son audace.

Non défendus par leurs supérieurs qui ne verront dans ces nouvelles contraintes à faire avaler au troupeau qu’une nouvelle occasion de mériter leurs étoiles, les militaires auront de plus à souffrir à être présentés comme des exemples de civisme devant le dossier des retraites. Toute honte bue ils avaleront tout ça, puisqu’ils ne peuvent pas descendre dans la rue.

Si les Généraux et les Amiraux n’étant plus en activité connaissaient eux-mêmes les affres de cette retraite (car pour eux la retraite n’est qu’une menace de sanction par laquelle le Pouvoir les achète, voir le Général Aussaresses), plutôt que de toucher les confortables émoluments d’une position dite « en 2ème section » largement supérieurs à ce qu’ils toucheraient s’ils étaient sanctionnés par une mise à la retraite, les choses se passeraient différemment.

D’ailleurs, s’il y avait un effort à faire pour équilibrer le régime de retraite des militaires, pourquoi n’avoir pas commencé par la suppression de cette coûteuse 2ème section, au profit de la retraite de tout un chacun.

J’invite à visiter le site www.defdromil.org ceux que le traitement des militaires en sous-citoyens intéresse. Ils en apprendront de belles.

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