Dans une lettre adressée au Président de la République dont l’Adefdromil a eu connaissance, la Fédération Nationale des Travailleurs de l’Etat CGT expose un ensemble de motifs qui conduisent cette organisation syndicale à demander à ce que les militaires puissent se réunir au sein d’associations syndicales à caractère professionnel, former des revendications collectives et avoir des élus et mandatés protégés. Cette lettre de la CGT n’est pas surprenante car la démocratisation des armées a toujours été un objectif pour les organisations syndicales comme pour les partis politiques de gauche. En 1974, le comité pour une charte des libertés animé par Robert Badinter prônait déjà :
– La reconnaissance des libertés d’expression et de réunion au sein des armées ;
– La reconnaissance de la liberté d’association ‘défense des intérêts matériels et moraux des soldats et des cadres) ;
Quarante années, dont seize sous un régime de gauche se sont écoulées et le constat est amer : les armées n’ont pas évolué dans le domaine des libertés publiques et l’article L 4121-4 du code de la Défense est là pour nous rappeler que :
«L’existence de groupements professionnels militaires à caractère syndical ainsi que l’adhésion des militaires en activité e service à des groupements professionnels sont incompatibles avec les règles de la discipline militaire.
Il appartient au chef, à tous les échelons, de veiller aux intérêts de ses subordonnés et de rendre compte, par la voie hiérarchique, de tout problème de caractère général qui parviendrait à sa connaissance. »
L’Adefdromil pourrait dresser la longue liste des problèmes portés à la connaissance de la haute hiérarchie militaire et demeurés….sans suite faute d’écoute et de courage !
De même, l’Adefdromil n’a pas attendu le soutien des organisations syndicales, y compris celui de la CGT, pour revendiquer le droit pour les militaires d’organiser librement la défense de leurs intérêts matériels et moraux.
En 2009, l’association, déboutée par le Conseil d’Etat dans un litige l’opposant au ministre de la Défense, a saisi la Cour Européenne des Droits de l’Homme. La CEDH devrait rendre son arrêt prochainement sur la conformité ou non de l’interdiction actuelle du droit syndical dans les armées françaises avec la Convention européenne de Sauvegarde des Droits de l’Homme et des libertés fondamentales..
Gageons que dans l’attente de la décision de la Haute Cour, le Président de la République, Chef des armées, se gardera bien de répondre à la CGT avant la publication de l’arrêt de la CEDH !
On ne peut cependant manquer de se demander quelle mouche a piqué la FNTE-CGT ? L’anti-syndicalisme militaire français s’est justement construit pendant la période de la guerre froide au cours de laquelle la CGT était une courroie de transmission d’un parti ami et allié de notre adversaire potentiel : l’Union Soviétique, pays dans lequel les droits et libertés étaient bafoués, dont entre autres, la liberté syndicale.
La CGT est donc mal venue pour réclamer ce droit au nom des militaires.
On voudrait effrayer à la fois les citoyens en uniforme, le Chef des armées et la classe politique qu’on ne s’y prendrait pas autrement.
Le coup de clairon de la CGT à la veille du 14 juillet n’est donc pas le bienvenu. Il sonne faux !
En tout état de cause, le syndicalisme militaire français aura sa spécificité comme le démontre déjà l’action et les prises de position de l’Adefdromil.
Renaud Marie de Brassac


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Bonjour,
J’ose espérer que jamais cette organisation mafieuse n’aura le droit de recruter parmi les militaires. Ceux-ci n’ont d’autre but que saboter ce qu’il reste de l’institution et de racketter au passage des militaires qui seraient un peu trop naïfs.
Avec les procès actuellement en cours (CE SNCF et EDF-GDF)
http://www.lefigaro.fr/social/2014/06/02/09010-20140602ARTFIG00082-le-proces-des-malversations-du-comite-d-entreprise-d-edf-gdf-commence-aujourd-hui.php
http://www.lyoncapitale.fr/Journal/France-monde/Actualite/France/Proces-du-CER-SNCF-de-Lyon-tous-les-syndicats-condamnes
Ils feraient mieux de faire profil bas. Mais comme ils perdent de plus en plus d’adhérents dans le civil, étant responsables de la plupart des fermetures d’entreprises en France, et l’armée étant le seul service public où ils n’ont pas encore imposé leur dictat, il fallait s’attendre à ce qu’ils tentent le jackpot.
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