Rebondissement au procès des militaires accusés du meurtre de Firmin Mahé

Qui était Firmin Mahé ? Un criminel « coupeur de route » comme l’affirment les militaires français jugés à Paris pour l’avoir tué ? Ou un innocent, simple plombier comme le répètent des parents venus d’Abidjan pour témoigner devant la cour d’assises ? L’audience du lundi 3 décembre n’aura pas permis de trancher. La situation s’est même un peu plus embrouillée lorsque les trois proches de Mahé, bloqués jusqu’alors à Abidjan par des problèmes administratifs, ont échoué àidentifier l’Ivoirien sur une photo qui leur était présentée, prise par les militaires peu avant sa mort.

« Aucune de ces personnes ne reconnaît la personne dont elle serait le frère, le cousin, la compagne », a constaté un avocat de la défense, Jacques Trémolet de Villers, avant de demander à la cour, comme ses confrères, de les déclarer irrecevables. La cour doit rendre sa décision sur ce point mardi matin.

Les quatre militaires français, anciens membres de la force Licorne en Côte d’Ivoire, sont jugés depuis le 27 novembre pour le meurtre d’un homme, étouffé le 13 mai 2005 avec un sac plastique alors que, blessé à la jambe, il était transporté dans un blindé léger entre Bangolo et Man, dans l’ouest de la Côte d’Ivoire. Le colonel Eric Burgaud a reconnu avoir transmis l’ordre d’exécution. A ses côtés dans le box :  l’adjudant-chef Guy Raugel, qui a étouffé Mahé, le brigadier-chefJohannes Schnier, qui maintenait la victime, et le brigadier Lianrifou Ben Youssouf, qui conduisait le véhicule.

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