Etre affecté comme garde d’ambassade constitue une belle opportunité de carrière pour un sous-officier de gendarmerie : acquisition d’une nouvelle expérience professionnelle, dépaysement assuré, conditions financières favorables, etc.
Il y a donc beaucoup de prétendants, dont on ne connait pas le nombre exact.
Fin juin dernier, le pontife a arrêté la liste des bienheureux ((Note n°6112 GEND/CGOM/BP/SE du 26 juin 2012))
84 maréchaux des logis-chefs et gendarmes voient ainsi leur candidature agréée pour l’année à venir.
On remarque que figure, parmi les 15 militaires servant à la Garde Républicaine, le nom du garde Emmanuel GILLES, qui n’est autre que le fils de son père, ambassadeur de France en Bosnie Herzégovine et accessoirement ancien directeur général de la gendarmerie.
Il n’a certes que quatre années de service, mais loin de nous l’idée de penser que sa candidature aurait pu être étudiée plus favorablement que d’autres. Chacun sait qu’aux âmes bien nées, la valeur n’attend pas le nombre des années…
Il reste que d’autres militaires, dont la candidature a été rejetée à leur troisième demande, voire plus, s’étonnent de cette sélection.
On parle dans le même temps de rénover la concertation. Un geste de bonne volonté du ministre pourrait par exemple consister à imposer des commissions paritaires composées de militaires élus du CFMG, qui seraient chargées de proposer au ministre les listes des candidats agréés pour telle ou telle affectation. Il devrait en être de même pour les candidatures à l’avancement ou aux examens professionnels.
Le ministre et ses délégataires de pouvoir conserveraient au final leur pouvoir de décision. Mais la démarche serait innovante et garantirait un minimum de transparence.
Et puis, ce serait la parfaite démonstration qu’on veut mettre en œuvre le changement, pas seulement en paroles.
Jacques BESSY
Président de l’Adefdromil
28 juillet 2012

