Le président va s’adresser aux forces armées à l’école navale de Lanvéoc-Poulmic. Sans oublier que les soldats sont aussi des électeurs.
Les voeux aux militaires sont pour Nicolas Sarkozy, chef des armées, une occasion de choix pour préciser aux personnels du ministère de la Défense ce qu’il attend d’eux, pour définir le cadre de leurs interventions et les grandes lignes de sa politique de défense. L’exercice est pourtant strictement formaté, sans la moindre originalité, ni spontanéité. Utilisateur très intensif des forces armées depuis son arrivée au pouvoir, le président de la République est fort peu explicite sur l’exercice de cette autorité exclusive.
Il serait étonnant que les ultimes voeux à la communauté militaire du quinquennat soient, sur le fond, très différents des précédents. Ils seront prononcés en milieu de journée lors d’une cérémonie à l’école navale de Lanvéoc-Poulmic, dans la presqu’île de Crozon à quelques encablures de la base des sous-marins nucléaires de l’île Longue. À l’occasion de cette visite, Nicolas Sarkozy volera pour la première fois à bord du nouvel hélicoptère NH-90 Caïman de la marine nationale.
Europe de la défense
Le retour sur les précédents discours illustre la volonté présidentielle de ne pas faire de la défense un enjeu politicien. La tonalité est sobre, et peu de points saillants en émergent. En 2008, lors d’une cérémonie à l’Élysée devant les hauts états-majors, celui qui est depuis six mois le nouveau chef des armées consacre l’essentiel de son discours à l’Europe de la défense. « Je le dis clairement, l’Europe ne fait pas aujourd’hui tous les efforts que requièrent sa défense et la protection des Européens. Dire cela, c’est une vérité d’évidence. C’est pourtant le premier devoir de l’Europe que de protéger, et la France ne peut pas se satisfaire de cette situation », explique-t-il. On sait que le bilan sur la défense européenne est pour le moins ténu, la France ne pouvant guère se prévaloir de succès en la matière, sauf dans la relation – complexe – avec le Royaume-Uni.
Après ses calamiteuses déclarations consécutives à l’accident de Carcassonne, le président de la République n’a plus cessé de rendre hommage aux vertus militaires. Le 4 janvier 2011 sur la base aérienne de Saint-Dizier, il avait notamment souligné le prix de la vie des 22 soldats morts en opérations extérieures durant l’année 2010 : « Par leur sacrifice, ils nous rappellent le sens de l’engagement militaire, la grandeur du choix de servir la patrie. » Ce thème est devenu cher à celui qui envoie les militaires sur le terrain, et il avait déjà été abordé en janvier 2009, lors d’une visite aucontingent français dans le Liban du Sud. « Je ne considérerai jamais la mort d’un soldat comme une fatalité inhérente au métier des armes à laquelle il n’y aurait qu’à se résigner. Un soldat, c’est fait pour rentrer à la maison et retrouver les siens », martèle-t-il.
Intervention en Afghanistan
La thématique de l’intervention en Afghanistan a pratiquement toujours été….
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