Castelnaudary. Le «grand» patron de la Légion en visite

C’est le grand patron de la Légion étrangère. Le général de Saint-Chamans est venu souhaiter un joyeux Noël à ses troupes en Lauragais.Interview exclusive.

Quelle est la place de la Légion étrangère dans une armée de terre aux effectifs de plus en plus resserrés ?

La Légion en est partie intégrante à la seule différence que ses hommes sont des étrangers qui s’y sont engagés parce que la France a décidé de les accueillir. « C’est une décision politique qui perdure depuis Louis-Philippe, Napoléon III ensuite et tous les gouvernements qui se sont succédés. Récemment la loi « Français par le sang versé » a été votée à l’unanimité par les députés de droite comme de gauche. La Légion donne à la France entre 7 000 et 8 000 combattants d’excellente qualité, tous attirés par l’image de la France. Elle est le reflet du rayonnement de notre pays avec, aujourd’hui, des gens de 156 pays qui font le choix de venir. Un choix hallucinant pour une Légion unique au monde, une exception française, une pépite qui brille sur les cinq continents. Alors faut-il l’enterrer ? Je ne suis pas sûr que les Français en aient envie.

Est-elle menacée par les réformes ?

Dans un contexte de réduction d’effectifs et de réforme la Légion conserve sa cohérence parce que c’est une entité particulière qui communique une image extrêmement fortes dans les moments positifs comme négatifs. C’est possible parce que le style de commandement permet à ces gens de tous les horizons de l’amalgame, de vivre et de se surpasser ensemble. L’image de solidité que donne la Légion doit compenser la fragilité intérieure du légionnaire qui choisit de servir la France, parce que c’est quelqu’un qui est souvent en rupture avec quelqu’un ou quelque chose, c’est un convalescent de la vie qui a besoin d’être accueilli et de repères. Nous lui offrons la fraternité, la cohésion, le surpassement. Tout ça, il l’accepte en venant et quand il l’a compris, il ne veut pas moins et sa fragilité initiale devint sa force.

Quel est l’objet de votre visite ?

Je suis venu leur souhaiter un joyeux Noël. Quand on devient légionnaire, on fait la promesse de servir avec honneur et fidélité, la France, elle, leur dit « on ne vous abandonnera pas. ». Nous leur devons la solidarité. On a tous une fête et un anniversaire. Ils ont…

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