Un capitaine de gendarmerie était jugé hier pour des agressions sexuelles présumées commises sur de jeunes collègues féminines à Château-Landon et Souppes-sur-Loing.
Procès peu ordinaire. Un capitaine de gendarmerie comparaissait hier soir devant le tribunal correctionnel de Melun pour des agressions sexuelles commises sur trois collègues féminines entre le 1er janvier 2007 et le 31 janvier 2009. Le procureur a réclamé un an de prison avec sursis et mise à l’épreuve pendant trois ans. Il a aussi demandé une indemnisation pour les victimes, l’obligation pour le prévenu de se soigner et l’inscription au fichier des délinquants sexuels.
La décision des juges a été mise en délibéré.
A l’époque des faits, le militaire, 49 ans aujourd’hui, est lieutenant. Il dirige la communauté de brigades de Château-Landon. Il aurait abusé de son autorité pour agresser sexuellement deux jeunes gendarmes et une adjudante-chef. Lui nie les faits, reconnaissant tout juste « des chahutages qui auraient pu être équivoques ». A la barre, la première plaignante raconte, au bord des larmes, des gestes déplacés. Une main sur sa cuisse. Puis une tentative pour l’embrasser dans le dépôt de munitions. « Il m’a coincée dans son bureau et m’a touché la poitrine. Je l’ai frappé d’un coup de poing pour le repousser. »
L’autre femme qui l’accuse n’est pas présente à l’audience. « Elle a quitté la gendarmerie et passe un examen », annonce son avocat. Mais le président lit sa déposition, qui ressemble à la première. D’abord une main sur la cuisse. Le capitaine l’aurait ensuite mise à terre dans son bureau en lui faisant une clé de bras. A califourchon sur elle, il aurait tenté de l’embrasser. Il nie à nouveau. Le président s’emporte : « De toute façon, on est à deux doigts des violences volontaires. Apparemment, vous aviez des problèmes de commandement? » Le capitaine répond : « Oui, c’est pour cela que j’ai été suspendu six mois. Puis on m’a muté dans l’est de la France. Mais je nie toute agression sexuelle. »
Le président tente de le faire craquer. « Vous posiez beaucoup de questions sur la vie privée de ces femmes. Vos propos étaient salaces. Cela prenait des allures de bidasserie… » Le capitaine reconnaît des habitudes prises dans une autre brigade. « On m’avait appris à jouer à chat-bite! » Le président s’étouffe : « Vous trouvez ça normal? » L’adjudante-chef enfonce le clou. Elle évoque une agression à l’abbaye de Souppes-sur-Loing. « Après un pot, il m’a coincée dans un escalier, m’a embrassée et a mis sa main sur mon sexe et mes seins. »
« Des témoignages rapportent que vous avez tendance à inventer des faits, que vous êtes autoritaire et aguicheuse », réplique l’avocat de la défense pour discréditer la victime. Le capitaine affirme de son côté qu’il s’agit d’une vengeance « car l’adjudante-chef voulait le commandement de la brigade ».
Mêmes allégations pour….
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Source: Leparisien.fr


Cette publication a un commentaire
Comportement scandaleux indigne d’un officier de gendarmerie. Trop de gendarmes souffrent dans les brigades des comportements exécrables de petits chefs qui ont réussi ou réussissent à passer à travers les mails du filet. La justice dans de telles affaires doit être implacable. La hiérarchie également!
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