Dés la semaine dernière, je sentais venir le boulet sur la tête de pandore dans l’affaire du meurtre de Laétitia à Pornic.
Ils n’ont pas tardé à trouver le coupable idéal, celui sur lequel tout le monde s’entend parce qu’il ne peut pas se défendre.
C’est bien la Gendarmerie qui est responsable de l’assassinat de cette gamine et je dirais même que c’est probablement le Gendarme Adjoint Volontaire qui passait par là par hasard ou le réserviste qui s’occupait du téléphone qui a assassiné cette gamine.
Gouvernement, magistrats et policiers ne se rendent même pas compte de ce qui se passe exactement. Alors, je vais essayer de dire les choses comme elles doivent être dite lorsqu’on ne cherche pas une place dans un cabinet ministériel, ou au conseil économique et social.
Un type qui paie ses amendes et ses impôts va dire ce qu’il pense.
Une gamine a été tuée dans des conditions qui se découvriront insupportables probablement infligées par un récidiviste en liberté. Comme l’immense majorité des français, lorsque j’apprends cette nouvelle, j’essaie de chasser les images de douleur que cette gamine a bien du supporter qui m’envahissent. Puis mon esprit se tourne vers la famille et comme tout le monde, je ne peux m’empêcher de me mettre à la place des parents, des amis, des proches.
Pourquoi, je me sens solidaire de cette famille ? Bien sûr parce que inévitablement, je me tourne vers ma propre famille et je m’inquiète.
Comme tout le monde, je demande aujourd’hui des comptes aux responsables de mon pays et qu’est-ce que j’entends.
Je n’entends de la part des responsables qui ont oublié le sens de ce mot que « c’est pas moi, c’est l’autre ». Ce n’est pas suffisant, ce n’est plus suffisant.
Lorsqu’un maçon fait une maison, il est responsable si elle s’écroule et sur ses propres biens assume cette responsabilité.
Voilà ce que nous, en bas, connaissons. Alors mesdames et messieurs, comme tout le monde, je demande que vous assumiez votre responsabilité.
Mais voilà, rien n’est simple pour eux. On a bien compris que tous vont s’entendre pour noyer quelques vérités simples dans le brouillard de précisions juridiques, de considérations philosophiques et nous expliquer que nous sommes des ânes que nous ne savons rien et que nous devons bien vite les laisser s’arranger entre eux, que cela est bien mieux. Surtout ne vous inquiétez pas, on s’occupe de tout.
Pas d’accord.
A tout seigneur, tout honneur.
Le pouvoir qui avait obtenu quelques succès à bon compte en montrant du doigt les magistrats en 2007, remet le couvert et veut se rapprocher de nous en prenant notre place d’accusateur. Trop facile. Depuis, il y a eu le Fouquet’s, l’EPAD, le fils génial, l’irresponsabilité d’un ministre de la culture, celle du ministre des affaires étrangères aujourd’hui et j’en passe. Un gouvernement qui n’est responsable de rien ne peut pas exiger des autres qu’ils adoptent une attitude différente.
Mais c’est bien ce pouvoir qui a massacré la gendarmerie, qui l’a désorganisée, qui a ruiné le moral de son personnel et qui ne lui laisse comme perspective que de sauver sa peau.
Que faisaient les Gendarmes de Pornic ? Pas compliqué, dans la structure géniale imposée par des crânes d’œufs emplumés soucieux de leur seule tranquillité, les gendarmes de Pornic faisaient leur métier jusqu’à 50 kilomètres de là, dans des zones qu’ils ne connaissent pas, avec une population qui leur est étrangère. Mais c’est ce qu’ils voulaient, que la population soit étrangère aux gendarmes.
On nous sort aujourd’hui un avis de recherches ou un mandat d’arrêt pour dénigrer les gendarmes. Je rêve
Mais on se croit au début du siècle dernier où les recherches étaient diffusées au message du matin, où les gendarmes en parlaient entre eux avant les départs en service, où le gendarme les notaient sur son petit carnet avec une écriture stylisée pour en parler à l’élu du coin, à son ami le boucher ou au cantonnier.
Non, ce n’est pas comme cela que ça se passe.
Les Gendarmes qui travaillent la nuit ne croisent pas ceux qui travaillent le jour et même « crevés » par les dix heures qu’ils viennent de faire dans la foulée la nuit et le jour n’ont qu’une hâte prendre un peu de repos pendant qu’ils le peuvent.
La brigade de recherches de Pornic aurait pu se saisir de ce dossier. Mais combien sont-ils à l’effectif, combien de dossiers. A quand peuvent-ils voir les camarades de la brigade pour échanger des données ?
L’avis de recherches est intégré au système global et le gendarme de Pornic ne le sait que s’il peut présenter l’objet de la comparaison au système.
Voilà pour les politiques.
Du côté des magistrats, pas mieux.
Depuis quelques temps flotte dans l’air une responsabilisation de ce corps qui n’entend pas rendre des comptes à un peuple au nom duquel pourtant il prend ses décisions.
Le sort de Laétitia est la goutte d’eau qui va faire déborder le vase, ils le sentent, le voient venir et aussitôt la réaction corporatiste est d’une extrême violence.
C’est ce corporatisme qui leur est reproché depuis longtemps parce qu’il les éloigne du pays, parce qu’il est un rempart trop commode. La justice ne peut pas être une bulle étrangère à son pays, un monde parallèle. Il va falloir faire redescendre ce petit monde dans le fossé de mépris où nous sommes maintenus au nom de l’ignorance, en raison de l’accusation de bêtise permanente dont on nous affuble et dont on ne peut sortir sans se trouver étiqueté populiste.
Comme dans bien des démocraties, il va falloir que les juges soient élus. Cela devient une nécessité.
Les magistrats se mettent en grève contrairement à la loi, sortent de leurs devoir de réserve pour rejeter toute responsabilité dans le destin de cette gamine.
Mais dites-donc, ne viennent-ils pas de rappeler le devoir de réserve aux militaires ?
Je ne pose aux magistrats qu’une seule question : Qui prend les décisions ? Qui décide des poursuites, des classements ? Qui au téléphone dit aux gendarmes « transmettez moi le dossier, on verra ! ».
Du côté de l’application des peines dont la philosophie n’a pas évoluée depuis le mois de juin 1968, le bouclier levé est celui du traitement administratif des dossiers. Ils n’ont rien compris à ce qui se passe. Je vais leur expliquer.
Quand un violeur sort de prison, il n’est pas suivi pour outrage à magistrat. Mais peut-être qu’au fond cela est significatif de l’échelle des valeurs en cours de validité.
Mesdames et Messieurs de l’application des peines, si vous deviez parler administratif, surcharge, désorganisation, ce n’était pas le moment. Leatitia a été assassinée, rendez des comptes !
Je ne peux conclure sans parler du père biologique de Léatitia qui au sortir d’un entretien avec des conseillers de l’Elysée se retrouve sous l’aile de l’avocat parisien des grands de ce pays. Comme par hasard, le lendemain, ce ténor du barreau qui étudie les dossiers avec une célérité remarquable se porte en accusateur des gendarmes et brandit un PV où deux lignes surlignées sont la une preuve tant attendue.
On nous prend pour des lapins de six semaines, je crois sur ce coup là.
Bien sur, je ne comprends qu’une chose. Les gendarmes sont les coupables idéaux. Ils ne peuvent que se taire et baisser la tête. Cette accusation est de nature à dédouaner la magistrature toute entière levée et satisfaire le populo toujours content de voir rosser les gendarmes.
Mais qui rosse gendarme : Guignol.
Le peuple de France n’a que l’élite qu’il mérite. Il a renoncé à être exigeant. Il en paie le prix fort.
Source: site lagrognegend


Cet article a 2 commentaires
Je ne savais pas que Jacques Mestries était journaliste… Après avoir largement pollué la tribune libre, le voila dans la revue de presse…
Que fait ce billet ici ???
L’Adefdromil est encore libre de mettre ses articles là où elle le souhaite. Nous n’entrons pas dans les querelles de personnes. Si vous avez un différent avec cet ancien officier, réglez votre problème directement avec lui.
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