
La seule véritable annonce, mais on la connaissait déjà, c’est le retrait anticipé des troupes françaises d’Afghanistan, qui seraient rapatriées d’ici à la fin de l’année 2012. Soit deux ans avant le calendrier initial conclu avec les Américains, et un an plus tôt que l’agenda revu et corrigé il y a quelques semaines par Nicolas Sarkozy.Dans son discours consacré aux questions de défense, prononcé dimanche à Paris devant 300 personnes, des responsables socialistes et des industriels,
François Hollande a confirmé que le départ des militaires français serait engagé dès le 7 mai, s’il est élu. Cette «accélération» se fera, a-t-il assuré, «en concertation avec nos alliés». Alors que l’Afghanistan sera au centre du sommet de l’Otan à Chicago fin mai, le candidat socialiste risque d’apparaître comme celui qui brise la cohésion des pays engagés sur le terrain depuis 2001. Et d’embarrasser Barack Obama, qui, en pleine campagne électorale, a besoin d’un succès à Chicago.
«Faire des choix»
Pour le reste, aucun message fracassant, pas de rupture avec les grandes orientations de la présidence actuelle, dont François Hollande juge pourtant la politique de défense «velléitaire et confuse». Le candidat socialiste a visiblement tenu à ménager la chèvre et le chou, ses alliés américains et européens, les militaires et les électeurs socialistes.
Le candidat socialiste était contre la réintégration de la France dans le commandement intégré de l’Otan. Il n’a pas changé d’avis mais ne reviendra pas en arrière. Il promet de relancer l’Europe de la défense, mais…
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