Au 1er Spahis, des « locaux d’arrêt » ou un « mitard » ? (Jean-Dominique MERCHET)

Plusieurs militaires du 1er régiment de Spahis à Valence (26) se plaignent des conditions dans lesquelles se déroulent les « arrêts », ces périodes durant lesquelles les militaires sont punis, en vertu du règlement de service intérieur (RSI). Le local où ils doivent passer la nuit est notamment pointé du doigt – en particulier le fait d’y être enfermé sous clé. La gendarmerie de Valence a été alertée au début de l’année.

Ce « local d’arrêt » se compose de trois chambres, dont une réservée aux « féminines ». Ces trois chambres donnent sur un patio intérieur (qui permet l’accès aux toilettes) contigu du poste de garde, à l’entrée du quartier Baquet. Du poste de garde, un planton – présent en permanence – peut observer le patio au travers d’une grande vitre. Ce patio – recouvert de barbelés (photo) est fermé à clé : les militaires aux arrêts sont donc enfermés. Est-ce judicieux ou simplement légal ?

Interrogé, l’état-major de l’armée de terre rappelle que « durant les périodes d’arrêt, les militaires punis n’ont pas le droit de quitter le régiment » et qu’ils doivent rester « dans un lieu désigné par l’autorité militaire ».  Sous clé ? L’armée de terre explique la situation du 1er Spahis par la configuration des lieux donnant sur le poste de garde.

Du point de vue du règlement (lire l’extrait ci-dessous), l’usage du « local fermé » ne peut concerné que des militaires placés en « isolement », mais dans ce cas, ils cessent de participer à l’activité de leur unité. Cette mesure, grave, ne peut s’appliquer que dans le cas d’ « une faute ou un manquement qui traduit un comportement dangereux pour lui-même ou pour autrui »  et ne peut être prononcée que par le chef d’état-major de l’armée de terre. Il ne semble pas que nous soyons dans ce cas à Valence.

Des militaires du régiment racontent que « la zone de regroupement », c’est-à-dire les chambres dans lesquelles ils doivent dormir, « ne sont pas chauffées » – ce que conteste l’armée de terre. Parole contre parole. Au moins un militaire serait tombé malade après plusieurs nuits passées dans une des chambres.

Autre accusation de spahis : la fouille des affaires personnelles. « Nos duvets sont fouillés, certains cadres de permanences nous confisquent nos téléphones ou ordinateurs portables. On nous autorise à prendre des cigarettes, mais ni allumettes, ni briquets ». L’armée de terre reconnait que de telles fouilles peuvent avoir lieu pour des raisons de sécurité, de jeunes militaires mécontents pouvant avoir la tentation de mettre le feu… Ambiance. Toutefois, l’armée de terre conteste le fait que les punis soient privés de leurs affaires personnelles, notamment de leur téléphone portable.

Les punis expliquent qu’ils doivent rester dans….

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Cette publication a un commentaire

  1. tartenpion

    Les appelés du contingent posaient moins de problème que certains de nos actuels « fonctionnaires » engagés …..

    Inutile de rappeler que les locaux disciplinaires existent depuis toujours dans l’armée française , même si de nouvelles « lois »du parlement européen sont venues créer la confusion ,un soldat doit avoir à l’esprit que les changements « européens »nous mènent à une crise identitaire et culturelle sans précédent sans parler de l’économie .

    Les officiers savent qu’ils ne doivent infliger une sanction à un EVAT qu’en dernier recours ,lorsque tout le reste a échoué alors si un spahis se retrouve au trou c’est forcément qu’il a fait une belle « boulette »alors il assume et il arrête de pleurer ou il va chercher du travail dans le civil !!!

    Bon courage !!!

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