Les CRS trahis par le système se révoltent. (Jacques Mestries)

Les C.R.S. et leurs familles de deux compagnies se sont lancés ce week-end dans un mouvement de protestation contre les décisions de fermeture de leurs unités.

Ca grogne en bas.

Tout l’éventail de la protestation populaire y est passé, enfants porte-parole, femmes protestataires, fonctionnaires se faisant porter ‘pâles’.

Des images me revenaient à l’esprit telles que celles de l’occupation d’usines par des ouvriers frappés de plein fouet par les délocalisations, celle de ces menaces de déverser de l’acide dans les rivières ou ces bouteilles de gaz placées comme menaces ultimes pour faire renoncer les financiers peu scrupuleux.

C’est la même politique, la même logique qui pousse les C.R.S. dans leurs retranchements. La base n’avait  pas compris que tous les cadeaux faits à cette institution avait un pendant ; celui de l’externalisation des missions.

Il n’a jamais fait aucun doute dans mon esprit que ces complices de toujours ( syndicats policiers et UMP ) s’entendraient sans tarder et bien sur sur le dos des pandores muselés enfin pour de bon.

Nous étions à deux pas de la rupture complète avec le système lorsque les syndicats policiers dans un premier temps pris au dépourvu, sont enfin ( ouf ) parvenus à rattraper cette base indocile et à la ramener dans les bras de ce pouvoir qui chérit tant sa police nationale et ses syndicalistes décorés.

 « ah les ingrats » devait penser Brice. « J’ai tant fait pour eux et voilà maintenant que je ne peux plus rien en tirer ». Mais bon enfant, il cède aussitôt et revient sur des décisions prises certainement par des collaborateurs trop zélés.

Il n’y aura pas de dissolution, d’ailleurs aucune C.R.S. n’a été dissoute par ce gouvernement ai-je appris hier. Je pensais que sept ou huit avaient suivi le sort des escadrons de gendarmes mobiles.

Voilà, l’affaire est réglée.

Croyez-vous ?

S’il est une constante dans la politique du Président depuis 2002 et ce que j’appelle le décret du Fouquet’s (l’expulsion des gendarmes de la protection des personnalités en 2007 ), c’est l’entente entre les syndicats policiers et le pouvoir exécutif et législatif pour faire disparaître la Gendarmerie Nationale du paysage Français. Ainsi …………

Au moins huit Escadrons de Gendarmerie ont été dissous pour permettre à d’autres administrations de récupérer les effectifs ou payer des grilles indiciaires généreuses à des officiers supérieurs de plus en plus nombreux.

La pénitentiaire par exemple ouvre une Police Pénitentiaire. ( Je me demande ce qu’il y a derrière ce mot – Police…. Et je ne comprends pas son association avec Pénitentiaire, bref )

Les effectifs des policiers ne sont pas ou peu touchés cette année, mais ceux de la gendarmerie fondent comme neige au soleil. Cette année, la Gendarmerie passera en dessous de 75 000 gendarmes.

Le principe des vases communiquant est d’autant plus clair que les associations diverses et variées susceptibles de représenter les gendarmes sont muselées ou muettes, ce qui revient au même.

Ce gouvernement poursuit sa tâche ( j’aurais pu l’écrire sans accent ) de destruction de la gendarmerie, petit à petit, de façon d’autant plus efficace qu’elle est silencieuse, conduite par des besogneux dans des bureaux qui n’aiment pas la lumière.

Les effectifs de la gendarmerie se verront diminués d’autant de postes que l’on reversera dans la police. On a compris, merci.

Comme pour illustrer cette démonstration, faire voir aux syndicats de Police que tout se passe comme prévu, les Gendarmes Mobiles de Rennes ( 35 ) apprennent ce jour même la dissolution de leur escadron.

Avec ce président, le cynisme devient un art majeur.

Là, il ne sera rien toléré, pas un mot, pas un témoignage. L’exemple Matelly fera son office.

Pourtant il serait de bonne guerre que les familles de nos pandores disent une bonne fois pour toute ce qu’elles pensent de la façon dont le gouvernement les traite.

A mon avis la parité selon Brice doit leur laisser un drôle de goût dans la bouche, mais c’est bien lui qui applique le principe de la rusticité des gendarmes ( comprenez, avec des RUSTRES pourquoi se gêner ? ) qui permet de les loger dans n’importe quel taudis en déplacement pourvu que les CRS soient dans des hôtels et les faire travailler tant qu’il a envie pour que ses protégés puissent se reposer.

Qui ose dire le contraire ?

Les diminutions d’effectifs des forces régaliennes de sécurité s’inscrivent dans un plan bien précis de privatisation de la sécurité en France, plan approuvé par chacun des députés de la majorité à moins de les prendre pour des imbéciles ce que je me garderais bien de faire.

( Vous allez voir qu’aux prochaines élections le parti du président aura du mal à faire élire 50 députés à cette allure – ). 

Le comblement de ce manque de force de l’ordre se répartira naturellement sur les polices municipales et les polices privées. ( la nature a horreur du vide )

La police municipale, aux ordres du maire et de personne d’autre voit son domaine s’étendre de plus en plus et sous l’alibi de la police de la circulation voit ses pouvoirs s’étendre. Il ne fait aucun doute que demain le maire dira qui il faut arrêter ou laisser courir si la mutation de se poursuit.

Les police privées font rêver les financiers et les Commissaires de Police qui y voient un reclassement très honorable pour finir leur vie active. Ne rigolez pas, au bout du compte, c’est nous qui allons payer et il n’est pas loin le jour où le parlement financera des subventions pour aider à la création de ces polices et les soutenir.

Les amis bien en place, n’auront qu’à ouvrir des officines, le citoyen paiera pour une force qu’il ne contrôlera pas au contraire des forces régaliennes de sécurité.

Vous allez voir bientôt les responsables politiques venir nous expliquer que la solution la plus économique c’est le privé alors que le coût sera multiplié par deux ou trois en fait. Il n’y a qu’à regarder ce qui se passe au Etats-Unis avec les forces militaires privées pour en apporter la preuve.

La différence, c’est que de l’argent public                                ira directement dans la poche de quelques courtisans ou souteneurs du pouvoir et que l’Etat n’aura aucun réel contrôle sur les activités de ces forces.

Dans ce système plus financier que soucieux de la sécurité des citoyens, vous comprenez que la Gendarmerie, force prés du peuple s’il en est, n’a pas sa place.

Pour conclure, je tiens à préciser que je ne fais campagne pour personne, que je dis les choses comme je les vois et que je voterai pour ceux qui proposeront la cour de justice pénale internationale aux affameurs qui trafiquent le prix du blé pour s’en mettre plein les poches. Sous la révolution on les dirigeait vers la « veuve » je n’en demande pas tant. Ce sera mon critère.

Source: lagrognegend

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