Louvois, le système d’information de gestion de paie de la solde des militaires, n’est toujours pas au point, comme l’a constaté le ministre de la Défense, qui promet de régler “le plus gros” du problème avant Noël.
“Ce que nous constatons est indigne d’un pays comme la France.” Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a poussé un coup de gueule le 17 octobre en visitant le centre d’appels mis en place début octobre à Rambouillet (Yvelines) pour recueillir les appels des militaires et de leurs familles qui constatent des erreurs dans le versement des soldes. Les problèmes de retard et les dysfonctionnements s’accumulent depuis plus d’un an.
La mise en place du centre d’appels fait partie d’un plan de bataille plus vaste, annoncé le 25 septembre dernier, lors de la visite du ministre à Nancy, au Centre expert des ressources humaines et de la solde (CERHS), l’établissement qui sert d’interface entre les systèmes Concerto (l’armée de terre) et Louvois (DRH du ministère). Depuis le basculement en octobre 2011 des 130 000 bulletins de solde de l’armée de terre sur le nouveau logiciel des armées Louvois (pour “logiciel unique à vocation interarmées de la solde”), des dizaines de milliers d’erreurs de paiement se sont produites. 129 000 cas ont déjà été réglés, selon le ministère. Mais les difficultés persistent sans que les services de la défense ne soient en mesure de régler le problème.
Les “Opex” sont les plus lésés
Le numéro vert mis à la disposition des militaires a recueilli plus de 5 000 appels depuis le 1er octobre. Et 2 500 dossiers ont été ouverts pour tenter de régler des situations personnelles. Après des pointes à 500 appels quotidiens début octobre, les 33 opérateurs de la cellule “Solde Assistance” répondent encore à 250 appels par jour. “Je considère que c’est un vraie crise, il faut la gérer comme telle”, a affirmé Jean-Yves Le Drian lors de sa visite. Les dysfonctionnements se sont en fait produits en cascade depuis le raccordement de l’armée de terre, puis de la Marine, en mars, au système Louvois.
Des erreurs liées notamment à….
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