Montauban: comment l’armée piste ses soldats perdus (Par Isabelle Lasserre)

Les services de renseignements de l’armée cherchent dans leurs dossiers les profils pouvant correspondre à celui du tueur de parachutistes.

La Direction de la Protection et de la sécurité de la Défense (DPSD), ce service de renseignements de l’armée, fouille depuis plusieurs jours dans ses archives, à la recherche de dossiers pouvant éventuellement correspondre au profil du tueur.

Parce que celui-ci maîtrise parfaitement le maniement des armes, l’institution reconnaît que le meurtrier peut être issu de ses rangs. «L’armée n’a pas l’intention de faire la politique de l’autruche. Nous mettons tout en œuvre pour aider à identifier le responsable et à découvrir s’il est ou non issu des rangs militaires, ce qui est loin d’être acquis» affirme un officier général. Il admet que sa maison héberge parfois des personnes «vulnérables» et confesse l’existence de «fragilités dans certains régiments». En général, les affaires de faits divers touchent davantage les légionnaires et les parachutistes. Les premiers parce qu’ils sont étrangers, coupés de leur milieu d’origine et n’ont pas tous eu des trajectoires de vie très droites. Les seconds parce qu’ils sont souvent en contact avec la guerre. Les unités de parachutistes comme le 17è Régiment de génie parachutiste (RGP) de Montauban ont fréquenté les fronts les plus durs et certains y ont laissé leur vie.

Mesures de sécurité

«Mais en général, ceux qui dévient sont très vite rejetés par l’institution, qui, lorsqu’elle considère qu’ils sont dangereux, les traduit en justice. Ces dérives ne perdurent jamais très longtemps. Surtout dans l’armée de terre, où les soldats sont très encadrés par leurs chefs» poursuit le gradé. La DPSD garde en mémoire la trace de «tous ces gens là».

La piste des militaires du 17è Régiment de génie parachutiste (RGP) de Montauban sanctionnés pour activités néonazies, en 2008, a pourtant été…

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