Nicolas Sarkozy et Hamid Karzaï devaient rendre hommage à nos soldats tués, à Paris ce 27 janvier, avant de signer un important traité d’amitié. Allait-on vers un retrait anticipé, avant 2014, au risque de gâcher les efforts accomplis ?
Si l’on s’arrête aux attaques terroristes qui alourdissent le bilan de ces dix années de guerre, la situation semble se dégrader. Le dernier attentat, le 20 janvier à Gwan, a fauché quatre de nos hommes et en a blessé quinze autres en Kapisa (lire notre article dans « Valeurs actuelles »). Ce bilan porte à 82 le nombre de soldats français tués en Afghanistan depuis 2001. Le tireur était un soldat afghan : la fiabilité des militaires afghans et leur niveau de cohabitation avec les soldats français sont en cause.
Envoyés sur place après l’attentat, Gérard Longuet, le ministre de la Défense, et l’amiral Édouard Guillaud, chef d’état-major des armées, ont soumis au chef de l’État un nouveau plan pour améliorer la sécurité de nos forces. Mais il n’y a pas de miracle. Malgré les précautions prises, nos soldats en mission de guerre continueront à être exposés aux coups des insurgés, en combat frontal ou par traîtrise. Sur le poste de Gwan, notre équipe de conseillers militaires (34 cadres expérimentés) cohabitait avec 450 soldats afghans.
Le retour anticipé de notre contingent, un temps évoqué à l’Élysée, ne serait plus à l’ordre du jour, ni même la suspension de la formation de l’armée afghane, volet capital de l’assistance française à l’Afghanistan (lire notre entretien avec le colonel Philippe Lejeune). Alain Juppé, le ministre des Affaires étrangères, l’a confirmé à Hillary Clinton, son homologue américaine.
Rares auront été les politiques à faire preuve de réalisme dans cette nouvelle épreuve. Françoise Hostalier, députée du Nord, en fait partie. Parlementaire en mission sur l’Afghanistan, sa réaction a été celle du bon sens, à la veille de remettre au président un rapport sur la transition en Afghanistan : « Malgré ce nouveau drame, j’appelle les pouvoirs politiques français à garder tout leur sang-froid et leur courage. Il ne faut pas céder aux terroristes. Il ne faut pas diminuer notre aide à l’Afghanistan… Sans doute faut-il apporter à nos militaires de nouvelles capacités pour se protéger et renforcer les services de renseignement et de coopération dans ce domaine, mais il ne faut pas renoncer. »
Nicolas Sarkozy devait se mettre d’accord sur ces sujets avec…
Lire la suite sur le site valeursactuelles.com en cliquant [ICI]

