Logement des militaires : quelles solutions pour les familles revenant d’outre-mer ?

Famille de militaire revenant d’outre-mer confrontée à la question du logement en métropole

La question de l’accès au logement des familles de militaires revenant d’une affectation outre-mer a fait l’objet d’une question écrite au Gouvernement, publiée le 23 juin 2026.

Ainsi, un parlementaire, le député Frank Giletti a interrogé le ministère des Armées et des Anciens combattants sur les difficultés rencontrées par certaines familles lors de leur retour en métropole.

En cause notamment : la prise en compte, pour l’accès à certains logements conventionnés, des revenus de l’année N-2, lesquels peuvent comprendre les primes, majorations et indemnités perçues pendant l’affectation outre-mer.

Ces ressources ne correspondent pourtant plus nécessairement à la situation financière réelle de la famille au moment de son retour en métropole.

Le parlementaire souligne ainsi la situation de familles pouvant se retrouver à la fois au-dessus des plafonds de ressources applicables à certains logements conventionnés et confrontées, parallèlement, à des difficultés d’accès au parc locatif privé.

Il évoque également les contraintes liées à l’éloignement géographique et aux délais d’attribution des logements, alors que les familles doivent organiser leur retour en métropole, la scolarisation des enfants, les modes de garde ou encore la reprise d’activité professionnelle du conjoint.

La réponse du ministère des Armées

Dans sa réponse publiée le 8 septembre 2026, le ministère indique être conscient des difficultés particulières pouvant résulter du régime indemnitaire applicable aux militaires affectés outre-mer.

Il précise toutefois que la prise en compte des revenus de l’année en cours, plutôt que ceux de l’année N-2, nécessiterait une modification normative.

Le ministère indique privilégier, lorsque les conditions de ressources rendent difficile l’accès au parc conventionné, l’orientation des militaires concernés vers le parc domanial, qui n’est pas soumis aux mêmes plafonds de ressources.

Il rappelle également les opérations engagées dans le cadre du contrat « Ambition Logement », ainsi que le rôle de l’indemnité de garnison lorsque les militaires doivent se loger dans le parc privé.

Enfin, le ministère indique étudier une évolution destinée à anticiper davantage la libération et l’attribution des logements, notamment grâce à la transmission automatique des ordres de mutation à la chaîne logement.

Une question qui illustre une nouvelle fois les conséquences très concrètes de la mobilité imposée aux militaires et à leurs familles.

Source : Assemblée nationale – Question écrite n° 16149, publiée le 23 juin 2026 – Réponse du ministère des Armées et des Anciens combattants publiée le 8 septembre 2026.

Laisser un commentaire


À lire également