Avis de vacance d’un emploi de chef de service

Avis de vacance d’un emploi de chef de service

Emploi

Un emploi de chef de service est susceptible d’être vacant le 1er juillet 2020 au ministère de l’Europe et des affaires étrangères. Il s’exerce au sein de l’administration centrale du ministère de l’Europe et des affaires étrangères sur le site du Quai d’Orsay.
Cet emploi est affecté à la direction générale des affaires politiques et de sécurité où le/la titulaire exerce les fonctions de directeur ou de directrice des affaires stratégiques, de sécurité et du désarmement.

Description de la structure

La direction des affaires stratégiques, de sécurité et du désarmement comprend :

– la sous-direction du désarmement et de la non-prolifération nucléaires ;
– la sous-direction du contrôle des armements et de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) ;
– la sous-direction des affaires stratégiques et de la cybersécurité ;
– la sous-direction de la lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée.

La direction des affaires stratégiques, de sécurité et du désarmement définit la politique de non-prolifération nucléaire et des vecteurs d’armes de destruction massive ainsi que la politique de désarmement nucléaire. Elle suit la mise en œuvre des mesures de contrôle et de contre-prolifération dans ces domaines. Elle traite également des questions de sécurité spatiale et de défense anti-missiles.
Elle est compétente pour le suivi des forums multilatéraux de désarmement et de contrôle des armements, qu’ils aient une vocation généraliste ou spécialisée. Elle assure le suivi des dossiers relatifs à la non-prolifération et au désarmement chimique et biologique. Elle traite des questions relatives à l’encadrement et au contrôle des exportations de produits ou de technologies déclarés sensibles ou stratégiques. Elle suit l’instruction des dossiers soumis à la commission interministérielle pour l’étude des exportations de matériels de guerre. Elle suit également les travaux de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe.
Elle suit la politique de défense de la France et les opérations extérieures des forces françaises, notamment pour la gestion des crises ; elle traite des relations bilatérales en matière de sécurité et de défense avec nos principaux partenaires ; elle est en charge du suivi de la politique de la France au sein de l’OTAN et dans les différents cadres multinationaux existant en Europe ainsi que de la politique de sécurité et de défense commune.
Enfin, elle traite des menaces d’origine non étatique contre la sécurité du territoire et des intérêts nationaux. Elle traite également des questions relatives à la lutte contre le terrorisme, le trafic des stupéfiants et la criminalité organisée en liaison avec les autres départements ministériels concernés.

Profil recherché

Connaissance approfondie du ministère de l’Europe et des affaires étrangères, de son organisation et du réseau diplomatique.
Connaissance des enjeux sécuritaires, de non-prolifération et de désarmement.
Maîtrise indispensable de l’anglais.
Capacité à travailler dans un cadre interministériel.
Capacité à travailler dans un cadre international et multilatéral.
Capacité à prendre des décisions rapides dans des situations de crise et en urgence.
Capacité à élaborer une politique à moyen terme.
Grande disponibilité exigée, le poste impliquant de nombreux déplacements à l’étranger.
Une expérience minimale de six ans d’activités professionnelles diversifiées en tant que cadre supérieur est exigée, ainsi qu’une expérience significative d’encadrement. Une expérience confirmée dans le domaine de la sécurité, de la défense, de l’armement et de la non-prolifération est fortement souhaitée.
Poste soumis à habilitation Secret Défense (informations sur le site du SGDSN http://www.sgdsn.gouv.fr/missions/proteger-le-secret-de-la-defense-et-de-la-securite-nationale).

Conditions d’emploi

Les conditions d’emploi sont fixées aux articles 11 à 16 du décret n° 2019-1594 du 31 décembre 2019 relatif aux emplois de direction de l’Etat.
La durée d’occupation est de trois ans, renouvelable une fois. En application de l’ article 13 du décret n° 2019-1594 du 31 décembre 2019 susmentionné, la période probatoire est fixée à six mois.
La rémunération brute annuelle dépend de l’ancienneté et de l’expérience du titulaire de l’emploi. Les candidats devront tenir à la disposition de la direction des ressources humaines du ministère de l’Europe et des affaires étrangères une fiche financière qui pourra être demandée pendant l’instruction du dossier.
La rémunération comprend :

– une part fixe brute correspondant, pour un agent de la fonction publique, au traitement brut indiciaire relative aux corps, grade et indice détenu par l’agent et, pour un agent contractuel, pouvant être comprise entre 44 573 € et 54 197 € annuels,
– l’indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise attachée au poste de travail, fixée à 42 360 € bruts annuels,
– Elle peut être complétée par un complément indemnitaire dont le maximum est fixé à 7 000 € brut annuel versé en une seule fois.

Procédure de recrutement

La procédure de recrutement se déroule selon les modalités fixées par les articles 3 à 10 du décret du 31 décembre 2019 relatif aux emplois de direction de l’Etat susmentionné.
L’autorité de recrutement est la directrice générale de l’administration et de la modernisation du ministère de l’Europe et des affaires étrangères ;
L’emploi à pourvoir relève de la direction générale des affaires politiques et de sécurité.
Envoi des candidatures :
Les candidatures, accompagnées d’un curriculum vitae doivent être transmises dans un délai de trente jours à compter de la date de publication du présent avis au Journal officiel de la République française par courriel à candidatures-encadsup.dga@diplomatie.gouv.fr.
Les candidatures transmises via le site de la Place de l’Emploi Public (fonctionnalité  » postuler « ) ne seront pas prises en compte.
Recevabilité et examen des candidatures :
Après la vérification de la recevabilité des candidatures en fonction des conditions générales d’accès à la fonction publique prévues aux articles 5 et 5 bis de la loi du 13 juillet 1983 et des critères définis par la présente offre d’emploi, la directrice générale de l’administration et de la modernisation fait procéder à la présélection des candidats à auditionner.
Audition des candidats :
L’audition des candidats présélectionnés est confiée à une instance collégiale qui comprend au moins :

– la directrice générale de l’administration et de la modernisation ;
– le directeur général des affaires politiques et de sécurité dont relève l’emploi ;
– le directeur des ressources humaines ;
– une personne qualifiée dans le domaine de la sécurité et de la défense ne relevant pas du ministère de l’Europe et des affaires étrangères.

Information :
Les candidats non retenus en sont informés à l’issue de la procédure.

Déontologie

L’accès à cet emploi est soumis à une déclaration d’intérêts préalable à la prise de fonctions.
Pour les personnes ayant exercé une activité dans le secteur privé au cours des trois dernières années, un contrôle de la compatibilité de cette activité avec les fonctions exercées sera effectué préalablement à la nomination par l’autorité hiérarchique qui pourra, le cas échéant, saisir pour avis, préalablement à sa décision, le référent déontologue du ministère ou la Haute Autorité de transparence de la vie publique, en application de l’article 25 octies de la loi du 13 juillet 1983.

Formation

Les personnes n’ayant pas la qualité de fonctionnaire suivront un module relatif aux obligations des agents en matière de déontologie, à l’organisation et au fonctionnement des services publics ainsi qu’à la gestion des ressources humaines dans la fonction publique.

Références

Loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires.
Décret n° 2019-1594 du 31 décembre 2019 relatif aux emplois de directions de l’Etat.
Article 12 du décret n° 2008-836 du 22 août 2008 fixant l’échelonnement indiciaire des corps et des emplois communs aux administrations de l’Etat et de ses établissements publics ou afférent à plusieurs corps de fonctionnaires de l’Etat et de ses établissements publics.
Arrêté du 29 juin 2016 pris pour l’application à certains emplois de responsabilités supérieures des dispositions du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 portant création d’un régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel dans la fonction publique de l’Etat.

Source : JORF n°0121 du 17 mai 2020 – texte n° 63

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