Sécurité des personnels de l’ambassade de France en Irak

Question écrite n° 15816 de Mme Hélène Conway-Mouret (Français établis hors de France – SOC) publiée dans le JO Sénat du 16/04/2015 – page 844

Mme Hélène Conway-Mouret attire l’attention de M. le ministre des affaires étrangères et du développement international sur la sécurité des personnels de l’ambassade de France en Irak.
Dans un contexte où l’engagement de la France dans un grand nombre d’opérations militaires extérieures accroît les risques qui peuvent peser sur certaines représentations diplomatiques, elle s’interroge sur les précautions particulières prises envers ce poste. Il semble par exemple que l’ambassadeur ne dispose pas de véhicule blindé ou que le niveau de compétence de certains personnels de droit local oblige ce poste à engager des dépenses particulières pour la leur reconnaître ou au contraire recruter des personnels mieux formés.
Elle le remercie de bien vouloir lui indiquer les mesures qui ont été prises ou qui seront prises en faveur de ces personnels.

Réponse du Ministère des affaires étrangères et du développement international publiée dans le JO Sénat du 11/06/2015 – page 1380

Le poste de Bagdad, depuis sa réouverture au début des années 2000, est, en matière de sécurité, un poste prioritaire pour le ministère des affaires étrangères et du développement international (MAEDI).

L’ambassade a fait l’objet de travaux de sécurisation pour un montant total de plusieurs millions d’euros et les équipements sont mis à niveau chaque année.

Le détachement de sécurité de l’ambassade de France à Bagdad est un des plus importants du réseau diplomatique et il est composé de gendarmes mobiles, de spécialistes de la protection rapprochée de la gendarmerie nationale et de membres du GIGN.

La sécurité active du poste est complétée par des personnels assurant la sécurité des abords de l’ambassade.

La dégradation de la situation sécuritaire en Irak et au Moyen-Orient depuis l’offensive de Daech a été prise en compte par le MAEDI, en particulier lors d’une réunion interministérielle organisée en 2014.

Parmi les conclusions de cette réunion, la décision de fermer le site de la résidence de l’ambassadeur a été prise, afin de pouvoir concentrer le dispositif de sécurité de l’ambassade et de réduire les risques liés aux déplacements entre l’ambassade et la résidence.

Ces déplacements s’effectuent bien sûr, compte-tenu des risques terroristes à Bagdad, en véhicules blindés, selon un dispositif de protection mis en place par le GIGN et en permanence adapté en fonction de l’évolution des menaces.

Source: JO Sénat du 11/06/2015 – page 1380

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