Dans les bars de Lorient, y a plus de marins qui boivent

Les 3 000 marins basés à Lorient sont privés de sortie tardive, mais pourront prendre l’apéro. Entre 23 heures et 6 heures du matin, ils ne pourront plus s’adonner à leurs soirées nocturnes sur le très prisé quai des Indes de la ville aux cinq ports. La raison invoquée par le

Dans une circulaire, le contre-amiral Marin Gillier, commandant de la marine à Lorient, explique sa décision :

« Depuis un an, des militaires ont fait l’objet, en ville, d’une dizaine d’agressions nocturnes. Elles ont donné lieu à de graves blessures. Ces agressions se sont déroulées à la sortie d’une discothèque et à proximité des débits de boissons de la place Jules-Ferry.

Ces troubles à l’ordre public engagent la sécurité du personnel militaire de la Défense. En conséquence, j’interdis la fréquentation à pied d’une zone comprenant la place Jules Ferry et le quai des Indes de 23 heures à 6 heures du matin. »

Des marins bourreaux des coeurs ?

Dans un entretien téléphonique, Jacques Bessy, ancien officier de gendarmerie devenu avocat et vice-président de l’Association de défense des droits des militaires (Adefdromil), explique que « c’est une initiative classique qui entre dans les pouvoirs d’un commandant de garnison qui se doit de protéger l’ordre public et ses hommes ». Selon lui « il n’y pas d’atteinte aux droits ».

Sur son blog « Secret défense », le journaliste de Libération Jean-Dominique Merchet revient sur cette interdiction expliquant :

« Un militaire aurait été grièvement blessé à un oeil et des départs en mission auraient même été annulés à cause de blessures reçues au cours de bagarre.

Selon des témoignages locaux, des jeunes présentés comme « plutôt HLM à capuches » auraient décidé de « se payer des militaires ». Ils reprocheraient aux commandos un certain succès auprès des jeunes femmes ». »

En 2006, les légionnaires basés en Guyane déjà privés de sortie

Une telle consignation suite à des bagarres viriles à propos de femmes ne semble pas être une première. Comme le rapporte Afrik.com, en 2006, des légionnaires stationnés en Guyane avaient reçu l’interdiction de sortir de leur base après des altercations avec la population. Jacques Bessy évoque « une querelle de fille. Les Guyanais ont tabassé un légionnaire, et 20 ou…

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