Etrangers dans les armées nationales ( par Philippe Leymarie)

« Faire Camerone » : l’expression, passée dans le langage courant, vient de la Légion étrangère, un des corps de l’armée de terre française. Elle signifie : tenir jusqu’au bout, jusqu’à l’ultime sacrifice. Ou, plus couramment, « accomplir la mission ». Les légionnaires fêtent ces jours-ci le combat héroïque de quelques dizaines d’entre eux : le 30 avril 1863, dans l’hacienda de Camerone au Mexique, ils s’étaient sacrifiés pour permettre le passage d’un convoi de ravitaillement, en défendant chèrement leur peau, face à deux mille soldats mexicains.

Ce fait d’armes, qui tient de fête annuelle de la Légion étrangère, est commémoré à Aubagne, siège du commandement de la Légion près de Marseille, mais aussi dans les onze régiments et implantations de ce corps d’armée (à Orange, Nîmes, Laudun, Saint-Christol, Calvi, ainsi qu’à Kourou, en Guyane ; à Dzaoudzi, dans l’île de Mayotte ; aux Emirats arabes unis). Le récit de cette épopée est répété devant les troupes. A Aubagne, la cérémonie s’accompagne de la présentation d’une relique : la main de bois du capitaine Danjou, qui commandait la compagnie.

Le thème de Camerone, cette année, s’intitule « des étrangers au service de la liberté », avec comme invité d’honneur, à Aubagne, le prince Albert II de Monaco, accompagné d’ un détachement de la Compagnie des Carabiniers du Prince (un corps d’une centaine d’hommes qui fêtera en 2017 son bicentenaire) : son arrière-grand-père, Louis Grimaldi, avait été affecté au Ier régiment étranger, à sa sortie de l’école de Saint-Cyr. La principauté de Monaco est « Ière classe d’honneur » de la Légion étrangère.

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