Après la guerre, la famille en première ligne

TEMOIGNAGE – La femme d’un soldat français atteint du syndrome de stress post-traumatique après une mission en Afghanistan brise le silence dans un livre, l’Enfer du retour (Ed. J.C. Gawsewitch).

Au téléphone, la voix tremble légèrement. «J’ai les jambes en coton rien que de reparler de ça.» Nina Chapelle – un pseudonyme – a accepté de nous répondre pour témoigner de ce qu’elle a vécu après le retour d’Afghanistan de son mari, officier, atteint du syndrome de stress post-traumatique (PTSD) après avoir été témoin d’un attentat. Une histoire dont elle a fait un livre, L’Enfer du retour (Ed. J.C. Gawsewitch), publié ces jours-ci.

La peur et le silence

C’est la première fois qu’une femme de soldat évoque publiquement les ravages que cause le PTSD, cette «blessure invisible», dans les familles. Nina Chapelle raconte les premières interrogations face au comportement étrange de son mari, aux yeux «vides», la peur face à ses réactions violentes quand le téléphone sonne ou que ses enfants rient un peu trop fort, et le silence, lourd et insidieux, qui s’abat sur la cellule familiale.

C’était en 2010. Nina Chapelle ne sait rien du syndrome de stress post-traumatique, encore tabou,…

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